‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 19 sur 160 · LIVRE ï · texte numérisé non relu

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ÎDAcoettibles , contemplant avec terreur les flammes

qui les entouraient, et les tristes débris de leurs liabitations dévastées (1).

Cependant la santé d'Auguste s'était rafiermie $ i^* par les fraîcheurs de Tautomne, lorsque, le premier janvier de Tan 7-29 de Rome , il prit , a 1 arra- . gone , possession de son neuvième consulat. Sod colléfuetSilanus avait reçu le gonvemement de Rome, et son nom ne frappait les oreilles des citoyens , que par la lecture des dépêches qui instruisaient le consul des victoires, remportées au loin sous sa conduite ou sons ses auspices. De formidables préparatife annonçaient soii fei me dessein de terminer la guerre dans cette campagne. Agrippa, qui venait d'amener de nmveiles trovpes, reçut le commandement général. L'une des armées était sous les ordres de Garisius, envoyé conime propréteur en Lusitanie. La seconde obéissait à Antistius , nommé propréteur de la Tarragonalse. La principale armée, conduite par Agrippa, se hâta, aux premiers heaux jours, de reprendre les hostilités. '

Les Gantabres, trop certains de succomber, voulurent du moins bonorer leur cbute par des attaques désespérées. Cette impuissante bravoure acheva d'épuiser leurs forces. Réduits à un petit nombre , et contraints à se renfermer dans la forteresse d*Aracillum , ils y furent emportés d'assaut et presque lous massaorés. Les faibles débris de cette nation infortunée se rendirent enfin à discrétion. Geux des gueriiers qui avaient survécu à tant de défaites, furent établis dans les plaines, avec défense de relever leuw liabitations dans les montagnes.

(1) Dion,L. m Florus, IV, 12 Suél , Aug., 20('12A. S(rab.*Jir. IJL

On ne peal considérer sans aëmirntfon celte Intte ,

si longtemps soutenue conlre la toute-puissance romaîDe, par un faible peuple , dont k t^rUoiie ne comprenait que la Biscaye actnelle et qneljnes cantons de la Navarre ou de la Vieille Castille. Les autres peuples du nord de 1 Espag^ne , les Asturos et les Callaïques ne prirent les armes qne eetle année. Tnm également dignes de la liberté par lenr covnge, devaient la perdre par leur di^sunion.

Les Astures ne commencèrent leurs préparalifs qn'ao mUieii du prinlenqiêy et loisqne déjà leur secfel était connu des Romains par la trahison des Trigs»cîens, leurs alliés. Carisius, accouru sur-le-cliamp de la Lusitania, surprend lenr «née» dàfisée en traie corpa, et qui acheyait de se rènnir aor les rites do fleuve Astura. Resté vainqueur après un combat long et opiniâtre, il torme le siège de Lancia, leur capitale» appelée depuis Onédo . et l'«nporte par un aasant général. Ses soldats prenaient en main des (lambeaux pour la réduire en cendres ; Carisius la sauva de leur ftireur. Sa clémence toucha les Astures , et amena des offres de soumission qu'il avait l'ordre secret d'accueillir. Mais, en vertu des mêmes instructions, il les contraignit ensuite à fouiller, pour leurs vainqueurs, les mines de leur pays. Cet abus de In m* toire devrit bientèt provoquer des sonléveoMstn et attirer sur eux de nouveaux désastres.

LesCallaïques^ attaqués dans la Galice » portàmt à leur tour la peine de leur imprévoyance. Vainement ils avaient jjrossi leurs rangs des Canlahres et des Asturesiugitifs ; ils ne purent soutenir Teffort combiné des trois lieutenants d'Auguste. RMiiglés , après leur défailf, sur le mont Médullius, dans le voisinage des

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