LIVRE I
m soeoès de la goem fàmt conbMs de riehesses et
d'honneurs. Les gratifications promises aux soldats s'accrurent par des dons nouveaux. Les vétérans, déjà repartis dans les colonies, obtinrent des indenmTtés ponr leurs frais d'établissement. Cent vingt mille gionnaires , revenus avec le vainqueur pour le suivre dans ses triomphes , reçurent chacun i^OW sesterces, ou 200 fr. On annonça an citoyens ane distribution^ par tête , de kOO sesterces , et une gratification semblable fut promise, en faveur des impubères , au nom du jeune Marcellus , fils d'Octavie, D autres fonds étaient assignés pour rembourser les dettes contractées pendant la guerre; pour indemniser les habitants dont les propriétés avaient servi à fonder les colonies ; pour dédommager l'état des remises accordées anx contribuables et aux fermiers des domaines publics. Le produit des dépouilles de TÉgypte n'ayant pas été épuisé par des dépenses si énormes , Octave annonça qnll ne serait plus établi de taxes extraordinaires; il dispensa les villes de fournir les couronnes d'or triomphales , accordées jadis comme don gratuit, mais qui étaient devenues un véritable tribut , sous le nom d'or coronaire.
Ainsi se réalisaient les espérances que le vainqueur d'Antoine avait fait concevoir aux citoyens , alors qu*il exigeait leurs secours contre son rival. Partout la confiance renaissait à sa voix ; les richesses , qu'il avait distribuées aux citoyens et aux soldats , ou destinées à rencouragement des en treprises commerciales, circulaient partout et vivifiaient toutes les branches de f industrie. L argent devint si commun , que la valeur des tonds de terre fut bientôt doublée , et que le taux de Tintérét , qui s'était élevé à un pour cent par
mohy fat réMt à quatre pour eeftt par m. La
rccoacaissance publique se manifestait avec éclat pour raateur de tant de bienfaits , lorsqu'il fit an-^ Boncer , pour le lendemaiii , la célébration de sea triomphes.
Le premier triomphf» d Oclave lui avait été décerné poor ses victoires sur les Dalmates et les Pannoniens , et pour oelies de son lieutenant Ganinas en Beii^iqne , sur les Morins et les Suéves. Il le célébra le 8" jour du mois de sextiiis , qui devait bientôt recevoir, en son iMHinear, le nom d'jéuguste. On vit paraître d'abord vue longue file de chariots, qui portaient les déponllles des vaincus. Les principaux captifs s'avançaient ensuite, à pied, ciiargès de chaînes, et précédant le char sur lequel était assis le triomphateur. L'armée qui avait combattu en Itlyde , fermait la marche, étalant les décorations militaires , acquises dans les nomhreux combats livrés depuis cette époque. Le soir du même jour, l'armée des Gaules céléhra le triomphe
qui avait été accordé à Garrinas.
Octave triompha, le lendemain avec Tarmée qui aTait combattu sous Actium. Agrippa la guidait , tenant en main Tétendard que lui avait mérité cette glorieuse victoire.
La splendeur de ces deux jours fut éclipsée par le somptueux appareil du triomphe sur TÉgypte. Dea diars sans nombre ouvraient la marche , déployant les plus fabuleuses iiicrveilles du hixe oriental. Les enfants de Gléopàtre marchaient au premier rang des captifs. Dans le tableau qui les précédait , on voyait Gléopàtre, couchée sur un lit, présentant son bras au dard empoisonné , qui pénétrait dans ses veines ; glorieuse de la mort qu'elle avait souhaitée et qui ravis-