LIVRE I. 6S
Mirage» et prèparèrenl l'époque où les Romalos, ,
accourant en foule dans ces climats si favorisés du del , y firent généralemeot prévaloir la langue latine. Mais la généteose coostaoce des peuples du nord de TEspagne à njeter le joug qui leur était Imposé , devait auparavant attirer sur eux de nouvelles calamités.
Auguste avait cependant quitté Tarragone pour $ M. . se rendre à Milan , et dans eette ville , âéjk regardée ^* comme la capitale de la Gaule cisalpine , il donnait à Tappareil de sa puissance une splettdeur qu1l n'avait ' pas jusqu'alors affectée. Entontré des membres les plus éminenls du sénat, des jjroconsuls et des propréleurs des provinces , des rois et des magistrats des alliés , il . admettait à sm audience les envoyés des contrées les phw Mstalaes. Des Sarmates et des Scythes couverts des bijoux précieux qu'ils avaient enlevés dans la Hante-Asie aux successeurs amollis d'Alexandre , rendirent hommage an florissant empire , qu*lls devaient inonder au temps de sa décadence. Les ambassadeurs des monarques de la Chine et de l lndc sollicitèrent rallianee d'un prince dont ils admiraient la puissance et la sagesse, observant néanmoins, avec Torgueil d une civilisation plus ancienne , les restes de t>arbarle qu'offraient encore les mœurs et les lois de ces conquérants si renommés.
Des nouvelles alarmantes de la Gaule vinrent troubler cette pompe paciûque. Les peuples soulevés de ia rive gaiiehe du fihin , venaient de massacrer kl plupart des Romalas que le commerce y avait attirés. Mais le consul Vinucius annonça bientôt qu'il avait tiré une sanglante vengeance de leur trabism. Auguste lui fit accorder le triompbe » et
prit, pour ia iiuiliéme fois , \g surnom dUmperator.
Au i**" janvier de Tan 730 de Aome , il entra en possession de son dixième consulat , et donna le goaverneiuent de ia ville à Norbanus, son collègue. Il avait appelé Mécène aopiés de lai , pour terminer Tor* ganisation de Tempire.
L'Italie formai! alors cinq grandes contrées, en y comprenant Tlstrie, qui avait été détachée des provincesIllyriennes.Âuga8te la partagea en onze r^ons, dont il confia le ^gouvernement à un pareil nombre de consulaires. Les provinces avaient déjà reçu de nouvelles divisions : lenr nombre s'accrut alors par la réunion à Tempire de deux royaumes alliés. Amyn<> tas, qui avait livré Tarmèe du vieux roiDéjotarus, i)our obtenir d'Antoine le trène de ia Galatie , et qui l'avait conservé en passant sous les drapeaux d'Auguste , venait de périr dans une expédition téméraire contre les Homonades. L aiué de ses enfants prétendait lui succéder, mais Auguste ne voulait pas reconnaître comme héréditaires des droits obtenus par la tra* hison.
Il envoya Loliius, ami de Mécène , pour réduire la Galatie en province^ et la gouvemeren sonnom comme propréteur. Déjotaros Phiiadelphe , qu'Antoine avait jadis privé du royaume de son père , et nommé roi de la Paphlagonie, ayant alors terminé sa carrière, ses états flirent réunis à la BIthynie , Tune des provinces proconsulaires.
Les députés des provinces de i Orient avaient présenté à Auguste plusieurs décrets rendus en son honneur, et , quoique ces peuples fussent décriés pour leurs adulations , leurs liomroages élaieul sincères. Aux vexations criantes des agents d'Antoine , avaient suc-