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qui n'avaient jamais fait partie de leur empire. Eiles n'oDt été bien eoiwueâ que par reflbt dee reeherches tentées à la fin du dernier eiéele , et nom pourrions ainsi expliquer la préférence donnée par Montesquieu aux principes qui tes avaient inspirées , sur ceux qui ont ensuite prévalu ctaei les peuples modernes ; mais cette préférence eut aussi pour cause les doctrines nouvelles que l'autorité de son nom devait accréditer.
La lutte ainsi engagée s'est depuis constamment poursuivie, et ces deux principes si opposés sont encore J objet des plus vives coiUroverses. Leur solution pourra résulter d un examen plus attentif des loisd'Auguste. On s'accorde en eflèt à reconnaître que la science politique , ainsi que les autres seioices, ne peut recevoir de nouveaux développements que par Tobservation exacte des faits. Le siècle d'Auguste est Tépoque la plus féconde pour cea le{oiis de Texpé^ rience , car il se distingue de tous les autres par des circonstances plus favorables au progrès de la civilisation« Une multitude de peuples , longtemps divisés* sous tant de princes et sous tant de dieux , déjà réunis sous un même gouvernement , s'instruisaient dos^ doctrines qui devaient les ramener à une même croyance^ Une puissance morale allait bientôt aff'ermlr le centre d'unité que les armes avaient établi , et les temps approchaient où la suprématie^ usurpée par la force , serait accordée à rinteUigence .
Mais alors d'autres systèmes avaient prévalu , et les opinions matérialistes étouffaient chez les Romains les sentiments généreux, auxquels ils avaient dû tous leurs succès. Leur résistance aux lois du prince n'a-^ vait pas pour cause les intérêts de la liberté et de la patrie , mais les intérêts privés , qui les rendirent sou-
▼tôt iDjusCes. Nous remarquerons dans la conduite d'Anguste les'|mémes sentiments d ègoïsme, qui lui fiuMieotsigDer , avec ane impassibilité toujours égale» dans ses débots, l'édit saogoloaire des proscriptioos; après son avènement a I Vmpiro, rédit bienfaisant par lequel il désavouait les excès du triumvirat. Nous exiriiqoeroos aiosi commeot ce prince , dont la sagesse est démontrée par une habile administration de quarante années, a pu ne laisser qu'un monument de législation si imparfait , et n'est parvenu à garantir rompiredas tempêtes politiques, toujours menaçantes pendant son priueipat , qu'en grossissant les nuages qui les préparèrent, pour Tavenir, plus violentes et plus désastreuses.
I La corruption de la jurisprudence autorisait , au 78a. surplus, les desseins d Auguste pour la réloriaer. FJle avait été sans doute plus d'une fois provoquée par les factieux, qui égarèrent le peuple, pour faire sanctionner leurs injustices ; mais elle était surtout l'effet de la politique des patriciens , qui sacriliaient les principes de Téquité aux intérêts de leur ordre. Pour se réserver iajurisprudencecommenne prérogative, ils en avaient fait une science mystérieuse , par leurs décisions arbitraires et leurs vaines subtilités. Les préteurs les avaient secoodés, en altérant le sens des lois , par des édKs d'interprétation ; et en éludant leurs dispositions , par des fictions légales , dont nous expliquerons plus bas les effets. Ils avaient introduit des règles nouvelles, soit par ïem décrets ou jugements, qui statuaient le plus souvent par voie de disposition générale; soit par leurs formules, ou décisions quils prononçaient sur la question de droit , avant de renvoyer à un juge rexamén de la question de fait.