‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 4 sur 160 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

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son triomphe.

Cetle reine , qui avait si longtemps occupé le monde de sa reDommée , et dont la seale image attirait alors toas les regards, semblait , quoique vahicoe , remplir encore de son éclat ia ville souveraine. Sa&laUie avait été placée à cèté de celle de Vénus, dans le temple que jole»<Cé8ar aYait dédié sur le Forum à cette déesse; les ridiesBes et le» ehefe-d'cBUTre des arts , eitlefés à ses jfalais , devaient être la plus belle décoration des iBOiiiiiiieats. projetés pour la capitale du monde. Les oAraades dimt les temples de l'Égypte avaient été dèpoutllés, devaient suflire à l'ornement des temples de Rome. Telle est au moins Topinion qu'autorise un déeret da séaat , qui déelarait profanes les andennes offrantes des temples romains et qui ordomait de le» enlcTcr ; à moins que ce décret n'eût été inspiré par le seul intérêt d'Octave , qui voulait s'approprier les rt^ chasses des temples de Kome , ou n'y laisser soMster qw les trophées de sa gloire.

Octave avait , dans ces divers triomphes , paru sur UD char, dont chevaux étaient montés par son nerm Marcelins et par Tibère » fils de Livie : il avait été reçu sous l'arc de triomphe, par le consul son collègne, et par les principaux magistrats , et aurait dû ne marcher ensuile qu*après eux. Il les laissa se confondre avee les membres du sénat et les chefs de F armée, qui le suivaient en foule , vêtus de robes bordées de pourpre , et savança h; premier, par une affectation de suprématie^ qui eût dû inspirer quelque ombrage ; mais les citoyens étaient éblouis par les effets de sa munificence , par le retour de la prospérité générale , par la vivifiante iniuence de la paix longtemps désU

jrée. De bruyantes acclamations et des vœux aoanimes accaeillirent rheoreax triomphateur» dont tes avantages extérieurs semblaient rehausser encore

Téclai et la gloire.

Octave n'avait pas , en efiel » été moins favorisé par la nature que par la fortune. Les traits de son visage

étaient ûus et réguliers, sa physionomie pleine de grâces; ses yeux brillaient û uu éclat extraordinaire ; sa taille , quoique peu élevée , offrait des proportions parfaites ; il venait d'atteindre Tâge de trente-trois ans , ce même âge auquel Alexandre, déjà vainqueur de la Perse et de l lnde , s'était plaint de u avoir plus désormais rien à faire* « Je regarde au contraire , dit Octave , lorsqu'on lui rapporta ce propos dans Alexandrie soumise , comme plus glorieux et plus diftîcile de bien gouverner un vaste empire que de le conquérir. » La rare sagacité de son esprit , développée par tant de crises politiques, le rendait digne d atteindre le but qu'il semblait s'être ainsi proposé.

Âprés la célébration de ses triomphes , Octave s'occupa de remplir, par des jeux et des cérémonies , les jours de fùle , que le décret du sénat avait ordonnées ' pour un mois entier. 11 commença par fermer ie temple de Janus , suivant les rites antiques prescrits par Numa , qui en avait donné le premier exemple. Une seconde clôture avait eu lieu à la iin de la première guerre punique , et le temple , rouvert aussit6t après , n'avait pliM été fermé depuis : effrayant témoignage , disent les auteurs anciens, de l'esprit guerrier qui avait si constamment animé la cité de Romulus. Octave avait fait ordonner par le sénat cette troisième clôture. Il voulait qu'une cérémonie Imposante , dissimulant les dangereuses conséquences de ses victoires^

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