‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 37 sur 160 · UVRE II. 12S · texte numérisé non relu

UVRE II. 12S

les adulations du gèuérai SylisuS i envoyé par ce roi pour le traMr.

Par le conseil de Syllœus , au lieu de suivre une route facile à travers le pays des Nabathéens, JElïm Gallt» préféra de s'embarqua sar la mer Rovge. Retardé par la construction des vaisseaux de transport , égaré ensuite sur les écueils de cette mer par des pilotes infidèles, il n'arrivia qu'à la fin de Tété au port de Leaeecottie , où tes maladies , communes dans cette saison, épuisèrent son armée, et ne lui permirent d'entrer en campagne que l'année suivante. Son ^uidc perfide le conduisit alors dans des contrées difficites et traversées par des déserts , où il eut beaucoup à souffrir de la disette et des maladies. Arrivé enfin dans des pojrs plus fertiles, il dissipa les troupes nombreuses des Arabes , et soumit plusieurs villes , dont les noms même, dit Pline, étaient jusqu'alors ignorés. Mais plus de six mois s'étaient écoulés , et son armée était fort afiàiblie, lorsqu'il parvint A Marsyaba ou Marlaba, que Ton regardait alors comihe la principale ville de l'Arabie. Après avoir tenté vainement de remporter de vive force, il voulut en former le siège. Mais la dîœtte d'eau se faisait déjà senlir, f oui le pays d alentour était ravagé , et des indices certains lui avaient dévoilé la trahison de Syllaeus. Il acbeva de s*en cMvalncre, lorsqu'il revint sur ses pas; car deux mois lui suffirent pour ramener en Egypte les débris de ces légions, qu'il avait rendues les victimes de sa: yfiBiM confiance.

Le même systémede gouvernement, qui avait donné à cette invasion un chef téméraire , lui fit cruellement expier ses torts. Miïm Gallus fut mandé à* Rome, battu de verges , en vertu d*un jugement du*

Si£GL£ D AUGUSTE.

86nat, et sa tête tomba sous la hache du licteur (1). $ %i. Cependant la reine Candace avait envahi les froa* tières de TÉgy pte. Cette reine, dont le royaume, borné

jadis à la presqu'île de Méroé , embrassait alors une grande partie de lËthiopie , avait entretenu dans la Thébaïde les ressentiments excités par les dévastations de Cornélius Gallus. Profitant de 1 absence des légions romaines , elle y pénétra à la tête d'une nombreuse armée. La plupart des villes lui ouvrirent leurs porte». La garnison de Syéne, formée de trois cohortes romaines, résista d'abord avec courage; victime enûn des complots tramés par les habitants, elle fut réduite à capituler.

Lindiscipline et la rapacité des soldats de Candace lui firent bientôt perdre tout le fruit de ces succès. Attaquée par les habitants des villes trop confiantes qui les avaient reçus dans leurs murs , et qui les poursuivaient alors pour se venger de leurs brijzandages , elle lut contrainte à une retraite précipitée : après une lutte sanglante et plusieurs fois indécise, elle rentra enfin dans Napata, sa capitale , avec une faible partie de son armée.

Lorsque Petronius entra dans le port d'Alexandrie, avec les renforts que transportait la flotte de Miséne^, la Thébaïde était déjà pacifiée , et de sages mesures achevèrent d'y étouffer tous les anciens ressentiments. Dès qu'il eut complété et rétabli de leurs fatigues les légions qui revenaient de TArabie , il se hâta d'ouvrir la campagne. Avant la lin de janvier de Tannée suivante, Candace avait perdu une grande bataille et ses principales forteresses. Sa capitale venait d'être iiv-

-1) Slrabon , liv. XVI , pag 782. — Plin. , Vï , 28. - Sucl. , Aug. , 00. — Mengla , /Àist, de I JSgyple , looi. 3 . |»aij 38^.

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