‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 5 sur 160 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

le présentAt au Rmiains , comme rantar de la poix qm metlait un terme à leurs guerres futestiiies.

Une pompe d'un autre genre signala la dédicace du palais €OOslruit par Octave pour le sénat. 11 fil Finauguration de la statue de la Victviire sur Tautel qu'il avait élevé dans ce palais , pour lui ofirir des sacrifices avant l'ouverture des séances. C'était la statue mystérieuse*» qui avait été jadis apportée de Tareiite ; la même dontSymroaque demanda plus tard le rétâblissemeut , tandis que saint Ainbroise s'indignait qu'on osât réclamer encore les honneurs divins pour cet être imaginaire , qui obéissait à la multitude des soldats » à leur valeur inconstante , à tous les caprices de la fortune.

Pour célébrer ensuite la dédicace du temple qull destinait au culte de Jules-César , Octave donna des Jeux qu'on appela les jeux de Troie. Marcellus et Tibère y parurent à la lèle des jeunes gens , appartenant aux premières familles de Home, qui avaient été formés en escadrons , suivant leur âge. Ils imitèreni les évolutions exécutées jadis par les Troyens , au tombeau dAnchise, sous la conduite dlule, fils d'Énée : rappelant ainsi Tillustre origine que s'attribuait la maison des JulfBS.

• Les spectacles les plus divers se succédèrent pendant ces fêtes. On y entendit les principaux chefs-ii œuvre dramatiques , représentés par les acteurs les plus célèbres. Dans les combats des bêtes f(tet>ces, on vît paraître les animaux les plus rares, amenés à grands frais des déserts de l'Asie et de l'Afrique. Mais la magnificence d'Octave se développa surtout dans les luttes de farène. Des gladiateurs , longtemps exercés par d babiles maîtres , seaii>iaieitt moins occupés à se pré*

•ertrer dadatigsr, ^a'à mériter de iMirtMureaapplaudissemeiits par tenr adrem* Toutes las ressoaiesada Tart avaienl été mises en œuvre , pavr offirir sam des

formes nouvelles ces jeux sanguinaires, qui inspiraient aux citoyens uae passion si TiTe, fne des ëdils sèvèm ne pottTaient les eropèdier de s'y donner enx-nènia

en spectacle. Des chevaliers romains les imitèrent alors 9 profitant de la licence de ces iétes ; et i on vit jusqu'à un membre du sé«at , nommé VinteMua , descendre sans rougir dans rarène , et mêler sou sang an san«^ des plus vils gladiateurs.

Le cirque fnl ensuite disposé pour la bataille que se livrèrent deux corps nombreux de prisonniers : l'un de Daces, l'autre de Siièves. Ils combattirent avec ce courage inhabile et féroce , qui rappelait aux Romains toute leur supërimté ; la liberté fut «coor* dée ma. corps qui remporta la yletoire. » Tous les ordres de Tétat avaient voulu contribuer à ces fêtes. Les ctievaiier» paraissaient dans le Gbwp» de-Mars, ponr y former des évolutions militaires i m disputer , dans des courses de chars , les prix oflëfts aux vainqueurs , ou , divisés en deux troupes opposées , figurer des combats de cavalerie. Les sénateuiSi rappelant un ancien usage , faisaient tous les soirs ^ dans le vestibule ouvert de leur maison, servir un repas auquel ils invitaient sans distinction tous les passants.

Les citoyens , tour à tour répandus sur les places publiques^ dans le drqne , aux théâtres , ne rappe«> laieut ie souvenir des douleurs de ia patrie , que pour offrir à celui qui leur avait rendu des jours plus pros-* pères , les vœux de leur commune reeonnaissenee. Octave ne pouvait plus les entendre ; après avoir présidé à ces létes, pendant les premiers jours, il se fai-

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