LIVRE
daDl la nuit : « Je ronfle en dormant, dit-il avec une brusque iroiiie, je serais un garde trop incommode, n Les 8èo«teors repiirenl eoumge > et Auguste se vit réduit à former lui-même la liste du sénat.
La s^ce où ii fit donner lecture de cette liste' fui très^ orageuse. Licinius Réguius demanda pour quels motl6 on voulait Texclure , quand on maintenaît son fils et tant d'autres, rpii n'auraient pas dû liû être prélèrés; ii éauméra ses longs services, et,déchirant sa robe , montra les cieatrioes de ses nenolbrcuses blessures, l'ëtus demanda comme une faveur que Ton ra^àt son nom pour inscrire celui de son tiére. Augttste , n'osant braver de si violentes réclamations, retira la liste , et consentit à de nombueuit chancfements avant de la rendre définitive. Il adoucit le sort des membres exclus en leur conservant leur costume, leurs places privilégiées dans les Jeux pu* blics, et surtout le droit d'aspirer aux magistratures. Plusieurs en usèrent pour préparer leur rentrée dans le sénat : les autres, ajoute Dion, formèrent en quelque sorte une classe intermédiaire entre le sénat et lé peuple.
Api4fl^ avoir ainsi réformé ie sénat , Auguste redoubla de soins pour se concilier les membres qu'il y avait maintenus. Un trés-grand nombre ne possédait pas le cens exigé par la loi , et qui était de huit cent mille sesterces , ou de 1 60,0(H> fr. Il fit publier un édit . qui le réduisait à la moitié de cette somme ; et ceux qui ûe la possédaient pas 1 obliorentpar ses libéralités. 11 leur rouvrit aussi! accès des magistratures, en pourvoyant à ses frais aux dépenses considérables qu'elles exigeaient.
iiC torme de 1 autorité décennale d'Auguste étant S
I^fà» d'eifmr» Uii4éerol da sénat l'aYiii prorogé pour le Mitiiie nonkfe d'améto. Mais AugMle m Fac-
cepta que pour cioq ans. Il venail alors de résoudre avec Mécène FassociatioD d' Agrippa à l'empire , et , fw HE mte d'onèfage, il désirai! en reatrenidre la dwée.
Ses délégués avaient cependant procédé , dans la cUé el dams las provinces , au cens général des eî~ tofena^ Avgosla iiraciaBia dasa teacoanfosa la clèinre du lustre avec ses antiques solennités et le plus imposant appareil. Il désirait attirer ratlention publique 8i«r sea rèsaUals y qui attastaianiqiia» mÊàgré lea progrés des richanea et du oonunma, la population dea citoyens avait été en décroissance dans tout Tempire. Le moment était venu d'exécuter sas projets de réforme dans la jurisf^nidaiice roauiiiie , el il ¥Oulaii déëuter par une loi qui , sons prétexta dé" poorfel» aux intérêts de la population , satisfit à ses inlérèts politiques. La loi qu'il préparait alors sur ie nariage devait rena^ilir ee double objet G*élaiilft même loi qui , à la fin de sou règne , devait être reproduite sous le nom de loi Pappia^ et devenir la piuSrfameuse da ses lois civilesi. Elle devait être I» premiéro base des mesures priaaa par Auguste pour étendre à Tordre civil les innovations qu'il venait de faire adopter dans la constitution politique, j il. « Lorsque Auguste , dit Tadle , e«t affimni aa puis- Tsa. sanee , il fll des lois pour concilier l'autorité d un seul avec le maintien de la paix. Il assura leur exéeutieu par des peines sévères » ai eu leur donnant des gardkms. Les lois Julia, et enauile la loi Pappia , publiées pour enrichir le trésor publie , provoquèrent les délateurs , par des récompenses , à dénoncer les