LIVRE III
l«9ft lUls MV'CUoyenft qui D'aYtie»! pas les firivMges
des pères. Ces legs furenl déclarés caducs ou varan (s, el adjugés au peapie romaÎA , coniaie au père coin- Hum de la cké. »
La CMÉicatiett des lefs , aiesi preMoeée iras le nom de caducité , était contraire aux principes de l'ordre social , qui veulent que les legs déclarés nuls par les lois seteot reeueHIis par I héritier. Mais d*a«* 1res principes étaient autorisés par une loi rendue sous la république. La fameuse loi V ocouia , qui avait exda les femmes des siieoessiMS , et réduit même la fille onqoe da testalevr à des legs modii|iies , ayail déclaré les legs qiiVile prohibait, non pas nu/s , mais caducs. Ën vertu de celte expression nouvelle, dont ralHis resmmble à celui que bo«s avons fait observer dans les fictions légales , elle avait ordonné que les legs prohibés seraieul recueillis par le questeur du trélor pobUc y au nom dtt peuple romain, qui élaai le père commua de la dté.
An<?«ste venait de remettre en vigueur, par un èdii, la loi Voconia, déjà presque tombée en désuêtode. Ses lois Julia et Pappia allaieat donner au prin^ cipe odieux de la caducité des legs des applications bien plus étendues. Ces lois devaient pourvoit aux besoins dn trésor pnMic jnsqn'an temps où , suivant robservation de Pline le Jeune , « il devait trouver dm ressources l)ien plus certaines dans celle autre loi qui imi^tait ie crime de majesté à ceux que i on ne pouvaHaecHser d'aocnn crime. i»
Nous de voi» néanmoins iwonaaitre » avec le traducteur de Tacite , que le prince avait pour excuse reiemptàon des impôts , dont les citoyens jouissaient depuis la conquête de la Macédoine. Des guerres sans
SIÈCLK li ALGliSi K.
fermé avaient depQfo suppléé aux reuoureea dont elle
privait le trésor, mais oUf» ne ponvaîl désornfiai?i se coDcilier avec la paix rétablie dans Tempire. L axemp* tion des impôts ne pouvait plue être accordée mx pos. sesseurs de» immenses patrimoines fonné.^ par ies dépouilles de tant de rois ot de tant de peuples, et ils persistaient cependant à la réclamer » comme le signe diatinctif qui les élevait au-dessus des peuples tributaires.
Ce déplorable égoisme des Romains lut la princi*pale cause de leurs désastres au temps des guerres civiles. Eli se refusant à tous les sacrifices , ils rendirent impuissants les efîortsde leurs défenseurs , et préparèrent les proscriptions des triumvirs. Ils n'avaient pas laissé de réstoter si vivement à rimp6t qui fut ensuite établi sur les successions collatérales, qu'Auguste n osa pas le ntaintenir, quand il abolit les autres actes du Iriumviral. Ce prince avait depuia épuisé ses ressources, et, lorsqu'il était si digne d'assurer par de45 lois sapres la prospérité des Romains, il se voyait réduit à cherciier dans des lois insidieuses des ressources pour le trésor.
Ces lois ont été désignées par excellence sous le nom delois Julia, parce quelles ont occupé le premier rang' Ans sa législation. Auguste allégua les résultats du cens : la population, que les guerres civiles avaient épuisée , ne s'était point rétablie , parce que les citoyens se refusaient aux liens et aux cliarges du mariage ; rimpulssance des notes de blâme et des ameDdca pour ramener les anciennes mœurs attestaient la nécessité de recourir à des mesures plus sévères, il annonçait ainsi la première de ses lois sur le mariage, qu'il allait présenter au sénat , en vertu de son droit