LIVRE
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spécial decoiivoi'auoii et de ra|)|>oi l, obieuu avant la puii^nee cousulaire (1).
Auguste prit sèasee entre le» deux eoMiis lie eetle j is. année , PnbltiM et Gnmis Lentului» , et fli d abord lire par soii (jnesleur le disi'ours que le censeur Metelhis ^umidicuë avait prononcé , un siècle auparavant, contre les citoyens qui se refosalenl «ax ctmrves du mariage. Prenant ensuite la parole , il exposa les funestes pi ugrès de cet égoïsnie ; la loi qu'il proposait pouvait seule mettre on ternie à la dépopulation qui eompromettalt le salut de la république.
La loi JuHa invitait les citoyens, par des privilèges, à devenir époux et pères. Les gens mariés qui au-* raient le plus d'enfanis piendraieni le pas sur leurs collègues , aundenl le choix des provinoes en sorlaol de charçre ; occuperaient dans les jeux et au théâtre la première place ; seraient préférés dans la poursuite des honneurs. Chaque enfant leur assurerait laréduo» tion d'nne année sur Tège que les lots annales aTiteot exigé des candidals aux magistratures.
Mais les peines de la loi étai^t d une extrême rigueur. Les lens faits aux célIbataireB qui n'étalent pus héritiers du sang toucheraient en caducité et seraient recueillis par Tes questeurs du trésor. Les veufs qui auraient éludé de contraeter un nouYeau marliffe , les époux stériles » qni auraient refusé de dlvoroer et de chercher la fécondité dans une autre union , seraient punis comme les célibataires. L'inquisition des délateurs était provoquée pnr une part oonudérable dans ces dépouilles.
Ce système si ilscai et si vexaloire iudigna les sèna-
(Ij Tacit. , Annal. 111. ÎS.— De ia Malle, Disc, prcl.— Plin. , ram^g. , 42.— Dion, LVl, la
m SIÈCLE ii AUGLSm
Imrs , et Imm critiifiieg contre ta M fiirenl mêlées
de sarcasmes sur les mœurs de son auteur, si justement déerîées. ll§ «oaltereni fu'on ne ranéAerait pas tat cte|WMm mariage par des pekm contre les célibataires, mais par la rt^pression de la licence des femmes , et surtoat de imîux qui provoquaient leurs Maordm. Angoate ayant répondu qne la oansara des femmes appartenait à kmrs maris, ils lui demandéraH quelles censures il adressai il à Livie. Poussé à bout par cette ailuiioo aux complaisances honteuses qu'il exigeait de son èpovae , il iemr nfirocka ri^finia aoeneli Uâi à ses efforts pour les intérêts les plus pressants de la république, et se bâta de lever la séance. $ 15. Nooa Terrons comment le prince manifesta, l'année Tas. soivante , ses ressenlioMits contre les sénateori , et , par les craintes qu'il leur inspira , les ramena à plus de condescendance. Sa loi tut autorisée par un décret dn aénat. Dans ta conflance qu'elta aérait aanettannée par le peuple , il la fit graver d'avance sur une plaqw d airain qui s'est conservée jusqu'à uos jours.
Auguste expoaa avec force dans Im cmniees ta néesasMé d'arrêter les progrès de la dépopulation et de ^ ramener les anciennes mœurs de la république. Mais la lecture de la loi détruisit encore tout Teffet de son dlscaors , et fat intemmpne par des imprécatieassééltieases. 11 prononfa même en Tain la séparation de rassemblée , et fut réduit à faire avancer des soldats •pour dissiper les groopes, on se formaient des résololions vioienleo. Cette dangereose êpraive le décida , suivant l avis de Mécène, à transporter par degrés au sénat, qu il pouvait plus aisément contenir ou dUriger, la sanction de la plupart des actes du gouvernement, premier essai de cette politique fut un sénatus-