‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 49 sur 160 · ivat: m. mi · texte numérisé non relu

ivat: m. mi

omeiile iur Je mariage ^ui ««gnenlait lea vàcoai<-

. pensesque la loi avait proposées, adoucissait les peines, et n'offrait aucune {Nrime aux délateurs. Auguste, apvèai'avoàr piiUîè par médil» leâlexémer^eeMM ime loi ée rempire. Ce Ait l*«iie iesioisf «e Tacile a appelées les lois Jiilia ; il a compris sous le même nom les édits du prince qui ré|inauLieAl tes ottttactos o|»po* séfl à l'oxéeHtioiidii iènat«s-caiimlie,oQ lea tentaUfas

formées pour l'éluder. Les deux édits rapportés par Suétone eurent ce dernier objet. L'un, porté oooire caox qui réohunaieBl hs privilâgas d'wi fariagaaeeiétoMil diams , sonail le diTcree à éai fer les pii* bliques , 1 autre, pour faire cesser 1 abus des tian cailles illusoires avec des eaDuits » é^araHua à ^uaà âge il aaralt permis de lai aoBlia^.

La législation devint bientôt plus sévère ; les pemei furent accrues , des primes furent assurées aux déiala«uRi« Taâta a painl » avec aas ^iiargle accnafiiaftèa, le systéM viexaUiirie que les dÊOftwè avaient attiié bur eux, par leur opposition à des taxes régulières. Il BOUS a montré un essaim de délateur» répandant à l'appal du priMe; le trèiar avide réetamanf sa praia ; la plupart des fortunes privées détniiies par les éoin* ûscatîons, toutes les autres menacées (1).

Mais le prioee avml «brmi ia paiwanca par ces { 14. luttes mêmes , et les eomieee, formées de généiuliaM m. nouvelles, étaient moins rebelles à ses volontés. Il obtint enûn, Tan 757 de Kome, la sanction de ia M ittlia, telle qu'il l avmt d'aliord cnçne. Haut verrons que l'exécution de cette loi et d'autres inno* valions provoquèrent de nouveaux complots» et que

(1) Tacit. » Aun Ul, 25, et nules de De la Malle.— Sue!., Aug. , 3i. ^BqwMdnloii.XXUI, 1.

SIÈCLE B'AVGUSTB.

Ica murouires des ciioyeDS devenaieiiC fiëdiUeax , kmqae la léf olte des prorinees III jriennes porta lanft

SoUîcitudes sur des daogors plus pressaDts. Ils fiin nt eBMiile rassurés par la soumission de la Pannonie ; lQf«|iie ie§ consolsde Tan 762 de Rome la cètébraieDt par des Jaax , de noiiYelles Téelamations se firent entendre , et les chevaliers romains s'en rendirent les organes. S'empressant autour du prince à son arrivée, ib sollicitèreiit la rèfôcattoo d'une loi qui portait le trouble dans toutes les familles.

Auguste leur ordonna de se réunir le lendemain dans le Fomm ; il y parut sidTi d'un nombreux cor- . tége , monta dans la tribune aux harangues , et envoya un héraut pour faire placer à la gauche de la tribune ceux des chevaliers qui vivaient dans le célibat. Les ehevaHers mariés oeeupèrent seuls la droite^ et la grande inftrioHlé de leur nombre frappa tous les regards. Le questeur, qui prononçait le discours tait d'Auguste , s'adressa d'abord à ces derniers :

« Rome y leur dlt^l » ne doit pas seulement sa gran* deur aux actions glorieuses de vos ancêtres. Sans leurs vertus privées , qui assuraient la régénération des familles^ elle n'anMt pu réparer ses pertes , ni suffire aux développements de sa puissance. Vous aveir imité leur dévouement et leurs mœurs auliques , et mérité ainsi les récompenses promises par la loi. C'est avec Jusiioe qu'elle a ordonné de tous préfi6rer dans la poursuite des honneurs, et qu'elle a secondé vos efforts pour accroître la glorieuse illustration que vous devez transmettre à vos descendants.

N Quel nom doîs^je vous donner? reprit-ll ensuiter en se tom iiaiit vers les célihalaires. Vous a[>pellerai-je des hommes? vous n'en montrez pas les sentiments.

Des Romains? vous conspirez pour que ce nom si glorieux soit anéanti. Des citoyens? la cilé cesserait d'exMilert si taos mlyaient votre eiemple. Que lui ta* portent ses maisons et ses portiques , eMe Be cm-* serve passes habitants?

« Âion l'avaient pensé les premiers (pmialettrs de Rome. Pour oMenir des épouses, ils enlevèrent les filles de leurs ennemis , et vous refusez celles de vos concitoyens. Quelle peut être votre excuse? Vou-* driex<*voas alléguer Texempie des vestales , et, poor la vMalioB des lois de la pvdicllé , être exposés aux mêmes peines? »

De violents murmures ayant alors éclaté , Auguste parut en avjrnt de la tribune : (c Je vois» dit-il d'un ton sévère, que mes reproches vous paraissent trop amers. Aviez-vous donc espéré que le préfet des mœurs vous laisserait impuntoent m^rîser les obligations tant de fois imposées par les décrets du sénat , par les suffirages du peuple ? Vous étiez-vous ilatlés que les peines ne seraient pas aggravées , quand Taudace des infracteurs s'accroissait de Jour en jourjp Mais considérei aussi les récompenses : les plus belles actions n^en reçoivent pas de plus dignes d'être recherchées. Pour en obtenir de semblables, des citoyens ont souvent exposé iMir vie , et il vous suffit , pour le^mériter , de donner la vie à des enfants.

a Je ne vous tiens pas les propos d'un ennemi ; c est un 9ùm qui vous invite à cbercher le bonbeur ansein d*une famille cbérie , à revivre dans vos enfants. Cesl le père de la pairie qui vous en conjure ; ce nom que vous m'avez accordé , et qui m est si cher , ne me paraîtra qu'un vain titre, si vous ne consentez à devenir époux et pères. »

S Auguste annonça , toutefois , qu il allait s occuper

de revoir les loi& déjà publiées sur le mariage. Il les réunit dans um toi nouvelle , que l'on lypela Bappia Poppaea, dn nom éaa cooiola f«i la firent êdetitia' par les comices , et que son étendue a fait quelquefois désigner sous la nom de lois Pafipiennes. L'influence fu'eUe e evereèe sar la jniiapmiance des Homaiiie antorisera quelqnet détails' sar son esprit et sur ses

L'esprit fiscal qui Ta inspirée n'est pas conlsBlè : Angnsle , dit Gnvina , avait vooln qm tout cUayea ,

qni ne contribuait pas de sa personne à réparer les piertes de la population , contribuât au moins de soo aident à remplir les vides du trésor publie, etU imposait des p«nes aux époax em-mÉmes , si leur mm^ liage était stérile. Il n'avait pas même dissimulé ses motifs , et toutes ces confiscations légales avaient dégà été réunies dans sa loi Julia cadncaire, dont il isnaa alors la seconde partie des lois Pappiennes.

La loi Cadncaire ne portait pas seulement sur les lep ; elle confisquait , dans cerUins cas , la dot de l'épooie. L'exception accordée en faveor des héritiers du sang , que Ton appelait héritiers siens , était même souvent rendue sans effet par les interprétations des jurisconsultes du prince. Les héritiers de Tépeuse n'étaient pas des héritiers siens ^ parce que la feranie n'était pas en sa propre puissance. Le lils qui avait changé d état, même par une simple émancipation , n'était plus héritier sien dans la saceèssion de son père.

Ainsi se formaient les biens caducs. Lorsqu'on était parvenu à découvrir dans la vie du testateur une seule époque où le donataire ne tut pas capable de recevoir ses libéralités , la loi les confisquait sous le nom de

Page 1