LIVRE IIJ
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de Meus vacants ^ lorsque, même pour le motif le plus légitime , il avait laissé passer un court délai sans les léelamer. £Ue avait ttèaie iatroduil , pour les «■ tiè* pouiller, la dasse des biens éreptiees , oa Inens qu'elle teur enlevait pour des causes d'indignité. Ces causes ètaieni vagues et nomtireuses; mais la recounaissanoe sans bornes qu'elle exigeait en faveur du testalevr n'avait d'autre but que d'allribuer au fisc sa succession.
La carrière d'Auguste <kvait ainsi offrir dans sa fin une singalière analogie avec ses débuts. Elle avait eommeneè fiar la proscription des pmonnes et se terminait par la proscription des hiens. Tibère devait bientôt réunir ces deux sorles de proscriptions dans sa toi de ^o/e^i^ . et y désormais trop lassnrè sor les besoins du trésor public , accueillir les réclamations qui s élevaient contre la loi i^appia. 11 en adoucit la rigueur , et toléra les snbtitités que les jariseonsnHes avaient imaginées pour l'éluder.
La loi Pappia serait dès lors tombée en désuétude, si ravidité du prince et de ses favoris eût pu connaître des bornes. Les délateurs funent eneonragés, pour la satisfaire , à des excès dont on trouve la preuve dans le. panégyrique du prince qui les réprima. « Nous avons va , disait Pline à Tri^ , punir comme des brigandsoes délateurs qui ne choisissaient pas les lieux écartés, mais le Forum et les temples eux-mêmes, pour théâtre de leurs rapines. Nous ne pouvions leur soustraire les testamentset notre propre fortune ; noua
n'étions garantis ni par la privation , ni par le grand nombre des enfants, contre leur funeste adresse à satisfaire la cupidité des princes. C'est à vous que nous levons la répression de ces injustices et la confiance
que l on n^invoqnera plus désormais les lois pour reoverser une cilé que les lois avaient fondée (i). » § 16. Mais les ÂolODins s'étaient bornés à réprimer les déteteim , parce qu'ils snhaient les principes de la lé** gislalion qui les avait enfantés. Constantin leur substitua les règles morales qui doivent présider à la régénération des êtres intelligents, avant d'abroger les peines infKgées par les lois Pappiennes.
Celte ahi o<?ation asait été conslamment envisagée comme un bienfait. Montesquieu l'a critiquée; mais, sans examiner Tinfluence qu'elle avait exercée sur la population , il s'est borné à jeter un blâme dédai*gneux sur ceux qui avaient contesté celte influence aux lois Pappiennes. « Les pères , a-t-il dit, les ont censurées, sans doute avec un cèle louable pour les cfaosesr de l'autre vie, mais avec peu de i^onnaissanee des affaires de celle ci . )>
On reconnaît l'un de ces traits piquants qui attirèrent à notre Illustre publictste le reproche d'avoir fait de l'esprit sur les lois. Ils ne frappent pas sur la question, mais sur un adversaire ; toutefois, cet adversaire était saint Ambroise. Son pére ^ l'un des quatre ministres de l'empire , connus sous le nom de préfets du prétoire, avait instruit son enfance; dès sa première jeunesse , l'empereur ValenUnien lui confia le gonvernementde la haute Italie ; appelé peu aprèsà Tépiscopat par l'enthousiasme des peuples, il raflerniit, par ses négociations , 1 empire ébranlé du (ils de Yalenti-* nien ; le grand Théodose s'inclina devant lui pour obtenir le pardon do massacre de Thessalonique.
S'il s agissait d'une question de personnes, uou^
(I, Graiina , De Irgibus* i$.-cPliii. , Paoeg. .