LIVRE III
pourrions eMi4«»ter à Montesquieu U rapèriorilè de tt connaissance des affiiires deeelte vie. An dire même
de son panégyriste, « il fut un safire oisif, (pii conçut 80|i livre loin des affaires , Iolq de ce qui avait animé on éclairé Machiavel , Guicliardin , de Thon ».
Mais la question doit être décidée par les faits, et saint Arabroise 1 avait ainsi traitée. Pour constater l'influence des principes de la continence chrétienne » il avait fiilt vérifier et comparer les états de population dans les diverses provinces; il avait ainsi démontré que la province si industrieuse de la Syrie , que celle dont Topulente ville d'Alexandrie était la capt* taie , que celle où Carthage était devenue la seconde ville de fempire » offraient à la tois le plus grand nombre de vienges on de cénobites , et la population la plua féconde de tout l'empire.
Filangieri a suppléé à l inexplicable omission de Montesquieu, et, déterminant par les faits linûuence des lois Pappiennes , il a prouvé que , loin de favoriser la population , elles l'avaient tarie dans sa source, en inspirant aux citoyens l esprit liseal du législateur. «Formés par ses leçons, dit ce publiciste , ils avaient bientôt appris à tout calculer ^ le tempsdes iiançaillea, celui de la répudiation , celui de l avorlement. » Gibbon lui-même a été obligé de reconnaître Timpuissance des lois Pappiennes pour amener les citoyensà devenir éponic et pères.
Dès le temps d Auguste , un ingénieux satirique dépeignait ainsi les mœurs que ces lois avaient enfiain* tées. « Ce vieillard , disait Horace, est de bas lien» corrompu, d'une vile scélératesse N'importe, il est opulent et garçon. Montre-toi le plus ardent solliciteur de son prooès« Ne vois-tu pas que son adversaire
a pivsiears eafiinis et mie iemme lèontAe? » Le toyen qui bravait les km Pappiênae» dominait aiiv»l
celui qui avait obéi à iears injonclions ; mais il n'était jfm pin» qpi» UuL axpo^ à leur» peinea, m prrrède leur» fénwpMiiwi ; €T il ahtiwiail io droits dm pèrw
par une concession da prince , dont les favoris s erupreaaaieni de saisir ce moyen facile de capler ies stioceirioas.
1^ 17. CéMt stirtOQt l'injiistlee des lois Pappieaiies qui
les rendait impuissantes. Nons Tarons démontrée à Tégard des peines , par le témoignage des juriscoosuites el des hiatorieDS : elle est évidenle pour lea récompenses. A?0ii8-iioiis 9 eu efl)et , besoin de prouver que ta préférence pour les magistratures appartient au citoyen le plus digne de les remplir? Les lois qui l^accordaient au citoyen le plus fteond tendaieiit à transporter dans lasociêlè civile Tordre des rangs établi dans ies haras.
A Tégard des femmes , ieur exemptkin d'une tutelle perpétuelle eAl été juste sans doute. L'injustice eon» sistaiL à leur refuser celle e:xemption , torsqu'elles n avaient pu trouver un époux , ou qu'elles n'avaient pus Toulu répudier un époux stérile.
L'exemption des droits du patronat^ accordée à I^MS» franchi fécond , n'élait pas moins cou traire à la justice. On Tautorisaît à violer un engagement sacré; on sup^ primait cette espèce de servage , établi pinr les lole « comme une transition nécessaire à la liberté ; on privait les esclaves du plus puissant mobile que le légis-^ lateur eât imaginé » pour exciter les maîtres à les affrancbir.
Comment des objections si graves, et tant de fois reproduites, n ont-elles pas même paru dignes à Mon*-