LIVRE III
taffoimi 4'4lra véAitèi»? Woni expli^iiaraBi m opiitaift , QsaBB le dire, ses pféveBlloBs , par Tèpoque à laquelle elles furent conçues. Les paradoies kardis de Vo68ius «t de Waikee vefiaieiii eio» d'être p«bttèft : la desl ib JovioaieBl est «ttesiéepflr ta développements qu'il leur dooDa dans ses Lettres Persanes. On peut découvrir la cause de cette voguey daea les legrota» eBieiHtaeMi le Bom d'Uabeei^ 1^ « les feoMMS m pMent plus , cenuiie diei les Remain», snecessivement dans les onaiiis de plusieurs JBaris » ({ui ea liraieai dams le cbemin le meilleur parii pwible. » L*«iilnir de ces lettres préparait ainsi les chapitres de ï Esprit des Lois , qui devait vanter la loi Pappia.
Ces paradoxes sont tombés dans le mépris lorsque rèeoDamle politique a cherché des lamiéres plussAres
dans l expérience ; et Ton a recoaau , dit Filangieri , la fausseté des données sur lesquelles Vossius et Wallacs avaieDA appayè leurs chtmèriqœs calculs. Une oheenratloo plus attentive des faits a pfmvé que les théories de la licence ne sont pas plus favorables à la populaUoa qu'aux bonnes OKeurs , et que les principes physiques de la législation , qn'oa avait enviés aux peuples de TOrient , étaient une des causes les plus actives de leur décadence. On a ûni par recounailre que lesdocUriaes chrétieaaes , par le xéto qu'elles inspireal pour les efaesés de Fantre vie^ ne sont pas seulement une source ft'^conde de nobles actions et de vertus désintéressées; elles tendent même à donner anx peuples une grande supériorité intelleetuelledaus ^Jes affaires de celle-ci (I).
(I) Viltemafii, Coande lillér., tom. 2. — Ambros. , de Virgin., lib. UI. » Ld. Vm, , tIS. — FUmsM, KS. Heral. , Sal. Il , S.
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} 18. La loi Voconia devait, pour les mtaies motffe, être
T». abrogée })ar les priiK^es cln éliens , et justifiée par Montesquieu. « On Ta blâmée , dit-il , parce qn on a regardé le droit qoe les eofonts ont de succéder à leurs pères comme une conséqume de la loi naturelle; ce qui n'est pas. La loi naturelle ordonne aux pères de nourrir leurs enfants , mais elle n oblige pointâtes faire héritiers. Les successions après la mort sont réglées par des lois positives. »
L'inslinct desauimaux ne leur inspire, eneflet, que la procréation et la nourriture de leurs petits. Mais il est une antre loi naturelle pour les êtres Intelligents ; et les Romaius l'avaient méconnue lorsqu'ils s étaient attribué , par une loi positive , la disposition illimitée de leur succession. En violant ainsi la loi naturelle, ils avaient préparé tes abus des lois positives , des lois Voconia et Pappia, et des lois de Mâ^jesté, qui attribuèrent leurs biens au trésor public
Mais ils ne conservèrent point cette disposition illt* mitée de leurs biens. Auguste reconnut le droit des enfants, et commença de l'établir par ses décrets. Sur la plainte du tuteur du ûls de Tettius , il décida que rexhérédatlon d'un enftint en bas ftge supposait rin* juste mépris de ses droits à la succession , et l'envoya en possession des biens de son père Dans la suite , en l'an 762 de Aome » il fit ordonner, par la loi Junia Velléia , que le fils qui n'aurait pas été expressément exclu par le testament, recueillerait la succession. Les magistrats furent autorisés à prononcer sur la Justice de cette exbérédation, et tes édits du prioee spécifièrent les causes qui pourraient Tautoriser.
— Gibbon, ch. XLIV. ~ Revue britann. , déc. ISSl, juin IS3S. LalIgmaïKl , P«rlM •émloaics , fln de la deuiième pirtte.
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Celle recoonaiesaoee da droit des eofants à l'hèrèditéleor assura le bénéfice de la loiFalcidia. Nous verrons que cof te loi autorisait Tliéritier à retenir le quart delà succession. Appliquée aux eufauls, par rinterprètalîoQ des jurisconsultes ; elle prépara les lois qui déterminèrent leur légitime.
Le droit des enfants n avait pas été contesté depuis cette époque. On s'était accordé à reconnaître qu'ils n'obtiennent pas à la mort du père une propriété nouvelle , mais la conlinualion de celle qui reposait déjà sur leur tète. Dans des temps plus modernes » Bossuet avait déclaré que toute puissance qui n'admet pas le 4lroit de succession du (ils au père est une puissance arbitraire.
Domat , qui s'est montré le digne élève de Bossuet , dans son Traité sur les lois , a ainsi exprimé la distinction entre les lois naturelles et les lois positives.ou arbitraires , relatives aux successions. Une loi naturelle veut que le père laisse ses biens à ses enfants ; une autre loi natuielle lui assure la lihre disposition de ses biens par testament. Pour concilier ces deux lois, le législateur a dû régler la légitime des enfants , et tel est le principal usage des lois arbiu aii os. Mais elles ne peuvent changer les lois naturelles qui dérivent des principes que Dieu a établis pour les fondements de la société civile.
Les critiques opposèrenlcette grave autorité à Montesquieu , lorsqu'ils le virent réduire la loi naturelle à l'nistinct des animaux , et abandonner les successions à larbitraire sans frein des lois positives. Ils furent étranglement surpris de hre dans la défense de Tautenr et de voir applaudir comme une heureuse réponse à leurs objections^ cet autre trait de l'Esprit sur les
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lois : « Il est vrai que Domat acomméiieèaoûaavrage
aulreraent que l'auteur , et qu'il a parlé tl abord de la révélation. »
Montesquieu folt ainsi entendre qa*il n'excluait que
les vérités révélées ; mais il contestait aussi celles que les lumières de la raison avaient ensei??nèe8 aux sa^^es de rantiquilé » à Platon et à Cicéron ; à Paul et à Papinlen. Tous s'étaient accordés pour faire émaner la justice de cette sagesse divine qui préside à Tordre de la nature , et qui domine toutes les lois. On ne peut refuser à la loi naturelle ce caractère divin , sanscmsacrer toutes les usurpations 4e la loi positive. Et toutefois, l'auteur de V Esprit des lois s'était moulré le plus brillant adversaire du despotisme (1). ^ 19. La loi Pappia ne fut pas seulement la principale des 730. lois civiles d'Auguste. L'esprit fiscal qui Tavait dictée inspira toutes les autres ; elles eurent surtout [mur objet d'assurer les droits du fisc sur les successions collatérales.
Tel avait élc même le but de la loi Faleîdia, publiée aux temps du triumvirat. L'impôt sur les successions collatérales venait alors d être établi ; mais ses produits étaient faibles , parce que Théritier institué ne recevant qu'une succession épnisé(> par les legs , la répudiait en laveur de I hèritier iégiUme ; les lois anciennes n'avaient cependant permis an testateur qne des legs modiques ; mais il les éludait en multipliant les legs.
La loi Faicidia ordonna que rhéritier institué prôlèverait , même sur les legs , un quart de la succession , et autorisa, sans distinction , tous les legs sur le
(1) Esprit des Loto, XXVI, 6. — Uéreme, partie. — Bossuel , M\L, liv. Ym. — Lois da Mar.> ch. VL