LIVRE lil
HNrisèreDt des termes de la loi , qui ii exprimaîent que
les legs, et aj){)liqnèrent aiiv litléi- commis toutes les règles de i aucieii droit. Ils iinagiuèreut une substitiiliOD réciproque , qui enlaçait les liérédités par tant de contours, que le fm) voyait (h liapper sa proie, lorsqu il ouvrait sa gueule immense pour la saisir. »
Ainsi furenl introduites ces décisions bizarres ou subtiles, ([ui se trouvent en si grand nombre dans les titres des Pandectes relatifs aux dispositions lestaiiieiitaires. La nécessité de se défendre contre une loi insafoble peut sdûle offrir Texplication ou Texcuse deces étranges disparates, que l'on observe dans un recueil, si justement admiré d ailleurs comme un des plus précieux monuments de ia sagesse et de la science sociales (1).
Les lois Papptennes préparèrent des ebaugemenls ^ 2i. dans l'ordre des familles ^ en ordonnant que le pére , 736. qui n'aurait pas marié ses enfants . y serait contraint par le magistrat. Ce fut le prélude des édits ou dé- . crets qui mirent des bornes au pouvoir du pére y dans rintèrèt^ à la vérité , de la puissance du prince.
Auguste avait commencé par se faire admettre dans lesjugements domestiques. Sénèque cite pour exemple celui de Tarius Rufus, vétéran retiré avec une fortune delOO,000,oaO de sesterces, ou âa,00a,000 de francs, et qni fut ensuite subrogé à Scipion dans le consulat, Ï9B7d% de Rome. Sou lils avait été surpris dans une tentative de parricide ; Auguste , avant d'opiner , déclara qu il n'accepterait aucun legs du père en sa faveur , ce qui conOrma l'opinion, alors générale , qu il recouvrait par des legs la plupart de ses dons aux vé-
(1; Gravina, de J^cg, 0*.
m SIÈCLB D'AUGUST£: •
tèraofi. Il obtint eoMiite qae la fmt eootre le liJâ fut réduite au bannîflienieDt.
Le crime d'un chevalier romaiD amena la réforraatioQ de ces jugements domestiques par le& magifltrals. Ërixoo avait fait expirer son ûis sous les verges , et les citoyens indi^^nés le perç<iient de leurs poinçons de tablettes , lorsque Auguste le fit arracber de leurs malus. Il satisfit à leurs murmures» en oiiloDnant au préfet de Rome , alors réemmiit créé, de recevoir les plaintes des enfants contre leur père. Kous ie verrous , dans ses édits sur Tètat mililaire , assurer auiL fils de famille la libre disposition de lenr pécule castreiisc , et préparer ainsi la législation qui devait leur restituer tous les droits de propriété.
La femme était » dans la famille du mari » comma sa propre fille , et telle est lorigine de Tusage qui Poblige à prendre son nom. Mais ce nom n'exprime plus la même dépendance » la femme est devenue Tégalo de son époux , et Tunité de la famille a été fiNidée sur Tindissolubilité du lien coujugal ; d'où résulte , dans nos mœurs modernes » la grande importapce de la question du divorce. L'unité de la famille « sous la loi roijiainc, avait pour base l'indissolubilité du lien filial, et la femme lui était soumise comme les enfants. Mais Auguste eût dû Tafiranchir de la tutelle des agnals , au lieu de lui offrir cette exemption comme un privi** lége. Il se contenta d'assurer sa dot, en lui faisant nommer un tuteur pour en régler les conveutionsy et en insérant ensuite, dans sa loi des adultéras, lapro«> bibilion d aliéner le fonds dotal (1).
$ ^. Les lois d Auguste, qui mirentdes bornes aux afiran-
(I) S«neca, de Ctem., I, li et 15.