‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 55 sur 160 · LIVRE m · texte numérisé non relu

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' cÉMMiMiitts, s^aceordtiiDt me TesMiptioD da droit

des fiatroiiB, offerte A TafFIranelii par la MPappia. Elles furent aussi inspirées, dit Heineccius, par ie désir d accroitre les prodaita de la loi Vioésimaire.

La loi JEM SeBtia ne restrrâgnit pas seulement le droit d'affranchir , mais aussi les effets de 1 affranchissement , que le maître n'eut plus la faculté détendre anx pri¥ilége8 de la eitè. La loi Fusia Ganiiiîa régla le nombre des esclaves qui pourraient être affranchis par testament. C'était la causé la plus ordinaire de Fèpoîseiiiait des siiocesslons ; la Tanitè do testatëar se complaisait dans le grand nombre d'esclaves qui devaient précéder sa pompe funèbre , la tête C4»uverte de chapeaux de itours.

. Aaifosto voulait aussi empêcher i|iie k viile da

Rome ne se remplît d une multitude indigente et sans frein. Dans ce motif, qu exprima son codiciUe adres^ sè à Tihàne, il eomauttait tons les ai» att magisirat pour inspecter les esclaves qui avaient été affranchis dans Tannée. La plupart étaient envoyés dans les colowà» des pfovinoes ; ua petit nombre était insdil dans le' rMe des clle3FCins.

Montesquieu suppose an prince un autre motif : comme il n y avait plus de guerres y dit-il y il ne fallait plus d'affraDCtaissm^aits» Il semble» an contraira, que le retour de la paix invitait à diminuer le nombre de ces esclaves » qui excluaient les hommes libres de la culture dans les campagnes , et qui étaient dans les Tilles le plus actif élément d*un luxe effk'éné.

Auguste se contenta d adoucir le sort des esclaves. ' La loi Petronia défendit de les livrer pour les combats contre les bétes féroces , sans Tautorisatiou du magistrat. Un mandat du prince ordonna au préfet de Home

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de recevoir leurs plaintes contre les mauvais traitements de leurs maîtres: une police sévère détruisit la plupart de ces prisobs souterraines y que ïm appelait ergastules , et où les esclaves, contratntsà des travaux excessifs, périssaient dans une lente agonie.

Mais leur condition est si cruelle de sa nature , qu'ils n'en conçoivent d'autre soulagement que d'en envi-» sager sans cesse le terme. La loiFusia Caninia les avait poussés à de tels excès de désespoir, qu'Auguste craignit bientôt de voir naître au sein de l'empire les luttes sanglantes dont il avait délivré les frontières.

Deux ans à peine s étaient écoulés depuis la publication de cette loi , lorsque parut le fameux séaatUBconsulte Silanien , dont ratrocité même prouve rimminence du danger qu il devait prévenir. 11 ordonnait que y lorsqu'un maître aurait été assassiné dans sa maison, tous les esclaves qui s^ trouvaient , sans dis<» tinction d'âge et de sexe , seraient condamnés au dernier supplice.

Ce fut en vertu de cette barbare disposition que périrent, peu de temps après, les quatre cents esclaves de PédaniusSecundus, préfet de Rome. Les réclamations élevées en leur faveur ne constatèrent pas seulement la nécessité du sénatus-consuICe , elles en firent aussi reconnaître l'impuissance , et I on publia le sénatus-consulte Claudien ou Néronien , qui en aggra» vait les dispositions , qui même les étendait aux alTranebts (1).

$ 25. La même cause qui avait inspiré à Auguste les lois 735. Pappiennes le rendit très-réservé dans la concession

(1) DcnisdUal Anliq. IV.-rTacit. Ann., XIV, 42. - Dion, LVI, 33. — IMonte^q. , Grand, des Rom. , ch. XUI. — Heioec , Prol. t. Pap. Hiit. Jurto., I, 174.

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