‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 59 sur 160 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

aUribmkms , et manifestant ainsi Pétendne de sa prérogative. Il n'aurait pas inspiré moins d ombrages par une délégation y aux magistrats répablicains , de cette puissanee dont il les avait dépouillés. Ces motifs le décidèrent à suivre le conseil qu'il avait reçu de Mécène et à instituer cet ordre nouveau de magistrats qui devaient être les délégués de la pnêssance impériale.

Auguste y procéda avec une singulière adresse , et dans le but apparent de poui voir aux distributions gratuites du blé. Il appela auprès de lui les préteurs ^ sortis de charge depuis plus de trois ans , et choisît par la voie du sort quatre d enlreeux, qui devaient présider tour à tour aux distributions, sous le titre de préfets de Tannone. L'un d'eux reçut de phis la police de la ville et la (ièlégation des pouvoirs du prince, sous le titre de préfet de Rome. L'établissement de cette magistrature , destinée à dominer toutes les autres , ne parut qu'une disposition accessoire des mesures prises dans 1 intérêt du peuple.

Le titre même qui la désignait n'était point une in-novation ; il fut donné Jadis au lieutenant des rois, et ensuite à celui des consuls qui recevait en leur absence le gouvernement de la ville. Le gouvernement ayant ensuite passé aux préteurs , les consuls ne laissèrent pas de nommer un préfet de Rome, qui la gouvernait pendant la célébration des fériés latines sur le mont Âlbain. Auguste conserva ce magistrat sous le titre de préfet des fériés latines.

Les troubles de la v ille , qui avaient amené la puissance consulaire, motivèrent les attributions de son premier délégué. Dans l'intérêt de la paix publique , Auguste conféra au préfet de Rome une autorité arbitraire 9 pour la répression des esclaves et des fac-

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lieux. Il le rendit inamovible et soumit à sa jaridkîtion tout le territoire voisin de Rome , jusqu'à cent nilie pas hors de ft'eftceiaie de la vilie ; il ne tel ae*corda qae six lieteur» , MmÛÊ à exifei» denses délégués la simplicité qu ii affectait pour lui-même.

La Jvridiciieii do préfet de Rome devait ft^eanckir des dépouilles de tovtes le» autres : ses fimétioB» de police absorbèrent celles des édiles; les appels, qu'il recevait au nom du prince , lui attribuèrent tous les droits du préteur , pour la justice civile et crianuelte.

Messala fut nommé le premier à la préfecture de Piome ; il 1 abdiqua quelques jours après , alléguant , dit Tadte , son Incapacité d'en rempUr les foncHoiie* Cette répugoawee pour Texerciee d'une autorité ad^ traire fit voir les sentiments qu'avaient conservés la plupart des patriciens.

Taurus fut alors dMisI par Auguste , vétéran qui lui était dévoué , plus distingué comme p^uerrier que comme administrateur. Mais cette place exigeait surtout les babitudesde sévérité et de vigueiir qu'il avait contractées dans lescamps ; et, malgré sonftgeavUBeè» il la remplit au gré du prince.

I*es préfets de i'annone furent remplacés» TaBoée suivante» par un préfet à vle^ subordonné an préfet de Rome ; Auguste Hit délégua les attributions de sa préfecture des vivres, la police des marchés, lasurveiilan ce de ceux qui percevaient les eôutrilmtions m nature, et de ceux qui étalent chargés des distvibo* tlons de ^^rams.

Les préfets du trésor , déjà institués par Auguste » furent chargés d'administrer les finances » céinne délégués de la puissance consulaire. Des triumvirs fu- . rent établis pour suppléer le préfet des mœurs. Les

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