LIVRE lY
9àênfÊ/tmit franie partie 4w peuplée linraces , Il m
disposait à entrer dans la province d'Asie , lorsque PiiOO arriva pour en couvrir les frontières.
Au prietempe de TaBsée soi vaole , Vison envahit la Chersonèse , en cba^ les Besses , et les poursuivit dans leurs montagnes. Engagé ensuite dans une pon- UoB dilBctie, iifut entouré de tiNitce parts , et ne re^ lira een armée de ce déftié qu'après avoir essayé nne perte considérable. Des manœuvres habiles réparèrent ee premier échec, et les Basses , qui croyaient le poursnim, furent eonplétenient défauts. Mais la Tliraee presque eatière avait pris les ames , et plnsiears eaotons de la Macédoine lui avaient envoyé des renforts.
KsoB fnt contraint de livrer une multitude deco»bals pour vaincre l'opiniâtre résislance de ces peuples., qui ne cédèrent qu'après trois» ans de sanglants revers, et après la destruction presque entière des Thraccs Basses* Une partie du tratin fût destinée à la eonstnielion d'un temple en l'honneur de Bacchus, sur le territoire qui avait été l'occasion de celte guerre. Le «vainqiàmreètlnt, pour prix desesexpioitSj des actions de grâces aux dienx et les ornements du triomplie ( 1 ) .
Lorsque AçfHppa avait quitté ïAsiv , laissant à j u. Pison le commandement de l armée, Auguste ordon- Mit â Lyon les préparatifs de la gnerre contre les Si« cambres. Drusus, qu'il avait envoyé à Tarmée du &hïmi était venu 1 informer des progrès de leur ligue, qui avmt éteadn jnsqu à la mer du Nord ses alliances, et recevoir ses instructions pour cette guerre quil devait bientôt entreprendre.
Tibère revenait en même temps à Borne au printemps de cette année ; il avait été envoyé contre les
Dion , LIV. — Palerc. , Il , dS. — Boivin , Aead. du Jtuc, , tom. s.
Liguriens des Alpes niarilliues, doul les sauvages montagnes avaient jusqu'alors protégé TindépendaDce , et lesavait soumbau Joug des RomalBS. €etteexpédilioo, dont les soooès dMcHessembMetit ignorés, et la désl* gnation même au consulat, qui lui avait été accordée pour Tannée suivante, n'étaient à ses yeux qu'un prétexte pour lui reAiser la mission de combattre les Sicambres. IJrusus lavait obtenue , tous les vœux des Bomains étaient pour lui seul , on vantait ses exploits passés, on lui en promettait de plus briliants. Horace le célébrait dans une ode , où llKostre émule de Pl«dare parut avoir surpassé son modèle. Alarmé du dépit que Tibère ne put dissimuler , il publia bienlM une ode en son honneur. Mais ces éloges tardift ne servirent qu'à porler l'attention dos ciloyens sur une rivalité dont ils semblaient dès lors prévoir les suite» funestes.
Des sentiments dont Tibère ne paraissait pas susceptible vinrent alors consoler ce cœur altier, tant de fois déçu dans ses i^ues ambitieuses. 11 devint sensible aux charmes de VIpsania » qui lui avait été fiancée en bas â^e , et que son père avait laissée dans Rome , ne voulant pas l'exposer aux séductions des cours de l'Orient, ou des exemples de Julie. On peut croire, toutefois , que le puissant crédit d*Agrippa ne fut pas sans influence sur i attrait qui le ramenait alors auprès de sa fille. Il profita de son retour pour obtenir defiiire célébrer ce mariage. Les espérances qu*il concevait devaient encore être trompées ; il n avait réussi qu*à se préparer des obstacles pour 1 époque , alors peu éloignée , où il pourrait aspirer à Talliance d'Auguste (1).
( 1 1 fïorat. , Od. 1 V, i et 14.— Scnec. . Nal. quesl. , IV, It. - Uesprez sur Palerc. ,11,