‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 7 sur 160 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

tocoréto à leur aDdeone illuslnitioii et qui éftVAient au moiiM être le prix des services reudiK à la fiatrie.

« Mais quels seront pour moi-même , ajoutait- il , les rësoltats de cette grandeur si enviée ? Des méfiauces qui tronbtoont mon sommeil , des anxiétés qui eu^ poisoDDeront mes plaisirs , dos travaux qui acbèvei ont d'épuiser ma santé trop affaiblie ; et jeûairai par suceomber dans ma lutte contre cette passion de la liberté qui peut tour à tour faire oublier les plus justes ressentiments , inspirer le mépris des obligations les plus sacrées* Sylla, tout couvert du sang des citoyens, a^xpié ses attentats par le seul abandon du pouvoir suprême. C'est pour avoir tenté de retenir ce pouvoir que Juies-César , si clément après la victoire , a pM sous les coups de ceux mêmes qu'il avait le plus comblés de ses bienfaits. »

' Octave annonça, en terminant, sa résolution du suivre l'exemple de Sylla. 11 n'avait pas excité autant de baines, caries excès des proscriptions étaient attribués surtout à ses deux collègues ; et il serait protégé dans sa retraite par Tascendant du nom de César, par Tappui de ses vétérans, par Tautorité qu il se réserverait pour contenir les factieux. C'est sur ce projet qu'il demandait l'avis d' Agrippa ; il le savait Hé , par des vœux communs , aux citoyens ([iii dc^siraient le rétablissement de la république , et il voulait connaître leurs plus graves objections. Nous le verrons surtout occupé du soin de les réfuter , dans le discours qu ii prononça devant le sénat Tannée suivante.

« Si je n'envisageais que moi seul , dit Âgrippa , je TOUS engagerais à retenir cette puissance qui m'a comblé de biens et d bonneurs. Mais , tandis que nous goûtons ses bienfaits , vous restez en butte aux res-

u SIECLE ir AUGUSTE.

MiUimiili 9*«Ue iflfpife. Om Im awn?e mlaupat 4e perM« iMteutiODs; vms arte pris toi «nu»

pour venger un père et jxjur punir les oppresseurs de la patrie ; on fait entendre , Ott 4iue vous en imposiez riors, on que ledceBeiadefounettre la patrieà ¥Otia domination tous a depnfit été inspiré par vet praip^ riiés. Mais votre résolution me prouve qu'elles n'ont pu voua èbloolr ; Je m'expriaieral donc avec fraaciiiae snrTOS vrais Iat6r6li et aareeaY de la fépiiMii|iie.

M L'égaillé des droits n'i'si pas seulement le vœu le plus ardent des hommes , elle est la juste ccMiséquenee de lear awociatiott poar la défense camaïQM et la somnlwion aaxmèflMS lois. Mais elle devient aassi le principe de leurs succès, car elle inspire aux hommes supérieurs par leurs talents , les constants effiiMrts qui les développent ; à leurs eoneitoyeas, lessalFragas qai leur en assurent la récompense ; à tous une ardeur sans hornes, pour allirer sur la république les faveurs, ou pour la soustraire aux disgràees de la fortmie. De là, eette généreuse émulatk» qui les aalmeégaleineBt. Si leur naissance est illustre, ils ne veulent pas i ester inférieurs à leurs ancêtres ; si leur origine est abseure, ils s'efforcent de transmettve un non honarafclc à leurs descendants. Telle a été la première canse de nos glorieuses destinées. Par les succès des génies puissants et des courages supérieurs quelle avait enfantés, la république a, sans relâche, agrandi la earrMw qui souvrait pour leurs successeurs. Elle doit sa prospéi il*^ aux institutions qui l avaient rendue si féconde en kommes émiaents; elle a soumis tous les peuples parce qu^elle nourrissait dans son sein le pli» libre de tous les peuples. »

Agrippa développa ensuite les inconvénients de i'd*

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