‹ Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire RomaineChapitre 96 sur 160 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

Le jeune prince pareonrol eosuile la Phèoieie , et

observa dans i opulente ville de Tyr la prospérité de son commerce, renaiffiMiie boqs la protection d'Auifnsle. De retour à Antioche . il prit poflMsIon du consulat , 1 an 754- de Rome , et eut pour collègue .^jniUas Paulu». Parmi les lionuiiages qui lui furenl adressés pendant son séjjonr, on a distingué ceux que les habitaots de Nîmes lui olTrirent en reconnaissance des bieoCaits dont son père Agrippa les avait comblés. Ils Yenaient de renverser les statoes de Tibère » et d*érig«r un temple où ils avaient institué un culte et des autels en Thonneur dos jeunes Césars. Ce temple s'est conservé jusqu'à nos jours sous le nom de Maison. Carrée. Un savant antiquaire en a ainsi restauré Tin*

scriplioa : A Caius César, fils d* Auguste, consul, à Lucius Césai\ fils d A ajuste ^ consul désigné, princes

de la jeunesse. Le baron de Sainte-Croix a fait observer qu'Auguste n'avait pas dû permettre d*aeeorder

à ses fils les honneurs divins, puisqu'il les refusait j)our lui-même. Mais nous avons vu qu'il les avait acceptés dans les provinces, et en particulier dans le temple

de Lyon.

Aux premiers beaux jours , Caius fut joindre son armée 1 d^ réunie dans les environs de Paimyre. Lollius avait levé, pour soutenir les légions, des corps nombreux de cavalerie auxiliaire , exercés aux évo* lutions et à la manière de combattre des Partbes.

Phralacés n'opposa qu'une faible résistance au passage de TEuphrate , et se replia précipitamment devant les légions. 11 se ilattait de les attirer au milieu de plaines vastes et désertes oà elles seraient exposées sans défense aux horreurs de la famine et aux flèches de ses cavaliers. Mais Lollius dirigea sa route sur les

rives du fleuve , qui devait protéger ses flancs , et qu'il avait couvert de nombreux navires , pour entretenir^ l'abondance dans son armée.

«Cette eauipagiie fut d'ailleurs sans éclat, dit Paterculus ; on y trouve peu de sujets d éloges, et uoe ample matière aux censores. » LolUus essuya des revers quand lappftt du butin lui fit oublier la circonspection qu'il s élait imposée. Il n'osa pas tenter les man(£uvres hardies qui pouvaient seules lui obtenir de brillants succès» soit que sa capacité fût bornée aux détails de l'administration , soit que, informé d^ embarras qui menaçaient le roi des Partbes , il se flattât de le réduire sans s'exposer à compromettre sa réputation militaire.

IS. Phratacès se voyait en effet exposé aux plus graves ^' dangers.par la seule prolongation de cette guerre. Les haines que lui attirait le crime de sa mère s'étaient accrues par ses propres attentats ; il n avait contenu ses sujets qu en flattant leur orgueil par l'espoir d'une victoire assurée. Mais leur espoir était déçu , et ses cavaliers nombreux, souvent repoussés, se mutinaient contre lui; la saison rigoureuse était (failleurs peu éloignée. Accoutumés à ne pas rester sous les drapeaux pendant Thiver» ils commensaient à se débander.

Lollius fomentait ces dispositions en déclarant qu'il n'était pas lennemi des Parthes , mais du frère ambitieux qui avait usurpé les droits de Vonone , fils aîné de leur roi Phraate. Ses émissaires auprès de Phratacès lui faisaient cependant entendre que Tabandon de ce rival pouvait être acheté par des sacrifices. Quand il le jugea disposé à les off*rir, il aflecta de le ménager dans un combat où il l'avait mis en péril , et

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