XETTRE DE M. DE CHJLLUCET , ÉVEQUE DE TOULON
la novembre 1 707.
On ne peut, Monsieur, vous être plus obligé que je vous le suis de la bonne opinion que vous avez de moi. Si vous n'en eussiez point fait part au public , je vous en auroîs été bien plus redevable. On cherchera dans Toulon l'original dont vous avez fait nn si beau portrait , le modèle excitera de la curiosité ; mais la perquisition ne me faira pas honneur. Le remerciment que je vous dois est de m'avoir appris ce que je devrois être. On ne peut donner des leçons avec plus d'esprit et d'habileté.Si j'avois le talent d'en profiler, je deviendrois un grand homme; mais je ne dois point prétendre à cette élévation. Je la souhait erois puisqu'elle me serviroit à vous marquer encore mieux que je ne
fais, que je suis. Monsieur, votre etc.
f Signé Chaltjcet.
(Relation de M. Devize.)
* Adressée à Tabbé Viany qui avait pubUé, à l'occasion du siège, un élo^e du prélat en vers héroïques.
LES HABITATES DE SAINT-NAZAIEB.
Le la août, la flotte des alliés mit des hommes à terre à. St-Nazaire pour faire de Teau, ce. qui étoit assez difEcile,car on avoit comblé tous les puits. Il n'y avoit à ce yillage qu'ua petit détachement; mais les habitans s'armèrent et donnèrent tout d'un coup sur eux avec tant de succès qu'ils mirent dix hommes sur le carreau et contraignirent le reste à se sauver dans les chaloupes. Peu de temps après la, flotte tira, quelques, volées et remit à la voile.
( Relation de M. Devise. )