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948 HISTOIRE DU SOCIALISME FRANÇAIS AE blique n'attenterait jamais à la liberté d'aucun peuple. Il termine en disant que son parti défendra le droit, même par les armes. Battu parle vote de. l'ordre du jour pur et simple, à 361 voix contre 203, il revient à la charge le lendemain, et, pour la deuxième fois, réclame la mise en accusation du gouvernement. Elle est repoussée par 311 Voix contre 8. Quelle allait être l'attitude de la petite bourgeoisie? Quoi qu'elle fit, elle était d'avance vaincue. Si elle s’humiliait et demeurait immobile, elle consommait son suicide, puisqu'après avoir prodigué les menaces, elle s'avouait impuissante à les réaliser. Gi elle descendait dans la rue, elle était condamnée à l'écrasement matériel, parce qu’elle n'avait pas à compter sur le prolétariat décimé en Juin, et que” les effectifs dont elle disposait, dans la garde natio= nale, étaient insuffisants. Jusque-là, la classe ou" vrière avait fait les Révolutions, et les autres classesh les avaient confisquées ; maintenant elle s’abstenait, k pour avoir été privée de son sang et de sa vitalité. Combien alors les boutiquiers de Paris durent re“ gretter d'avoir applaudi à la farouche répression de Cavaignac! Ils firent une procession au nombre de 20.000 sur les boulevards. Changarnier, qui, ce jour là, fut sacré héros, la dissipa sans difficulté. Ledru= Rollin sauva l'honneur aux Arts et Métiers, en dirigeant une échauffourée. Celles des troupes de las Garde qu'on soupconnait d’avoir des attaches avec. la Montagne, l'artillerie entreautres, furent dissoutes L Les petits bourgeois disparaissaient, après le pro-. létariat, dans les vagues confins, où se réfugient les” factions refoulées. Mais les prolétairest du moins, avaient su se battre et mourir. Restaient l'Ordre, les. ruraux, et l'impérial prétendant. FALL.