V. La grande bourgeoisie ne négligea rien pour
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DE JUIN A SEPTEMBRE 219 marquer son succès, et affirmer sa conquête de la dictature. En peu de temps, elle se rendit odieuse, travaillant pour le Président, facilitant ses voies. Tour à tour, elle frappa la classe ouvrière, les petits boutiquiers, la moyenne bourgeoisie libérale, même
les paysans ; enivrée de sa puissance, affolée de
grandeur, elle ne vit pas la pente où elle roulait insensiblement. Elle courut au discrédit politique, jusqu’à l'heure où Louis Bonaparte estima utile de l'arrêter, et d'asséner, sur elle, un grand coup.
De 1849 à 1851, Le prolétariat continue à associer ses efforts à ceux de la Montagne : il acceptera même indirectement d’autres alliances, et plus compromettantes : mais que pouvait-il faire par lui-même, et comment se fût-il affirmé en classe strictement distincte et suffisant à sa propre tâche? D'ailleurs, les excès mêmes de l’ordre lui imposent le pacte. Thiers prêche le mépris de la Constitution. À Lyon, Baraguay d'Hilliers, qui redoute, ou affecte de redouter les sectes révolutionnaires,se livre au plus extraordinaire des arbitraires. Fould, incarnation de la Haute Banque, et de l’oligarchie financière, prend le por-
. {tefeuille des finances. Montalembert enlève le réta-