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LA COMMUNE — er
quoi qu'il arrive, à l’impérissable souvenir de la classe ouvrière. PRE À considérer ses résultats immédiats, on peut dire qu’elle a assis la République sur le sol de France, que, sans elle, la monarchie, traitreusement réchauffée par l'assemblée de Versailles, eût été, une fois de plus, réinstallée. Mais elle nous a rendu d'autres services, et qui méritent d’être remis
à leur vrai rang. Sa défaite constitua pour le socialisme une formidable et douloureuse, mais efficace
__ ]eçon de choses. L’écroulement du 18 mars montra : aux prolétaires l'importance de l'organisation, la nécessité de ladiscipline, l'urgence de la propagande provinciale et de la conquête des paysans. Il attesta qu'ilne suffit pas, pour assurer une victoire sociale, de saisir quelque temps le pouvoir, et de posséder Paris. Ce qui en ressortit avant tout, ce fut la notion précise qu’une entreprise immense d'éducation, de difusion doctrinale,— qu'une concentration compacte des énergies plébéiennes, dans les villes, et jusque dans les dernières bourgades, — étaient indispensables pour conjurer les écrasements futurs : ce futaussi la conscience claire que l'heure était passée où une * poignée d'hommes valeureux et hardis pouvaient, à eux seuls, consacrer une grande transformation ; ce fut enfin cette déduction, désormais incontestable, qu'une révolution sociale ne s’élabore pas exactement comme une révolution politique. Des thèses de Blanqui, il subsistait l'appel à l'instruction intégrale, la proclamation de l'émancipation des cerveaux, mais la doctrine du coup de main pur et simple, gisait à terre : du Proudhonisme, ildemeuraitl’affirmation de
la lutte des classes, plus lumineuse que jamais ; mais
le fédéralisme n'apparaissait plus en prélude de la subversion économique en France ; tout au contraire,