‹ Histoire du sol de l'EuropeChapitre 100 sur 349 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

naient à se reformer individuellement, et à s’associer de nouveau, on aurait un granité qu’on pourrait appeler de seconde formation, qui ne pourrait être fort différent du gneiss. Il est certain que cette roche, complètement cristalline, a les plus grandes analogies avec le granité. Cependant on n'est pas encore fixé sur son origine. Quelques géologues regardent même les gneiss pour des roches tout à fait endogènes, qui différeraient seulement des granités par le mode de cristallisation. Dans celte manière de voir, les granités se seraient formés par congélation, et les gneiss par précipitation ; en sorte qu’il y aurait entre ces deux genres de roches la même différence qui existe pour l’eau entre la glace et la neige.

Les stéaschistes, ou schistes à base de magnésie, nous amèneront aux transformations des calcaires. Les schistes magnésiens, verdâtres ou bruns, d’Ottré dans l’Ardenne belge, rentrent dans ce genre. Mélangé de calcaire, le schiste argileux passe aux calschistes, comme on le voit au Polsterberg dans le Harz, aux Diablerets dans les Alpes, au val de Sernft dans le canton de Glaris. Mais les altérations des sédiments calcareux offrent généralement un autre caractère.

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