FORMATION DE L’ÉCORCF. SOLIDE
Quand, par la suite des temps, la température du noyau s’est suffisamment abaissée à son tour, un second accident se manifeste : la solidification du liquide. Ce nouveau phénomène commence à l’instant où la température du noyau atteint le point de congélation.
Mais il ne faut pas imaginer que cette congélation se fasse en masse. Lorsqu’un étang se gèle en hiver, la solidification commence par la surface, et la glace ne gagne que lentement en épaisseur. Pour peu qu’on réfléchisse à l’immense quantité de chaleur latente mise en liberté, quand un corps passe de l’état liquide à l’étal solide, on comprend que le rayonnement ne puisse dissiper cette chaleur que très-lentement. Ainsi la congélation du noyau terrestre ne pouvait pas être instantanée; elle devait être au contraire progressive et très-lente.
Par quelle partie du noyau la solidification commence-t-elle? Évidemment par la surface, car c’est par la surface que s’opère le rayonnement. Le noyau s’est enveloppé d’une croûte ou écorce solide, comme le ferait aujourd’hui l’Océan si la température