‹ Histoire du sol de l'EuropeChapitre 128 sur 349 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

longée de cet accident de l’écorce se poursuit jusqu’à l’île de Scyros. Une direction parallèle se montre en Macédoine dans les monts Pangées.

Mais le système suivant, celui des Alpes occidentales, est un de ceux qui ont eu, sur le sol de l’Europe, le plus vaste retentissement. Il a donné en premier lieu les Alpes graies, qui vont recouper l’arête du Viso au nœud des Arcines et du grand Pelvoux; cette arête comprenait le Mont-Blanc dans son parcours, et lui a donné la première partie de son altitude, qui se trouvera augmentée plus tard.

Un ensemble de rides qui dessinent, à quelque distance des rivages, le front occidental de l’Europe, se rattache ensuite au même système. Dans le midi, c’est l’arête ibérique, qui va de Tudela près de Pampelune vers le cap de Gâte, parcourant ainsi l’Espagne dans sa longueur. Au nord, ce sont les Alpes Scandinaves , à peu près parallèles au rivage norwégien; et les terres polaires de la Nouvelle-Zemble. Ces longues arêtes, qui se succèdent du midi au nord de l’Europe, forment à peu près, comme nous venons de le dire, le front du continent vers l’ Atlantique. Cet aspect était encore plus frappant, avant la dernière extension de la péninsule ibérique, du côté de l’occident.

C’est à la même époque que l’Asie Mineure s’est rapprochée de la Thrace, par suite de l’apparition d’une ride nouvelle, et du développement des marges qui l’accompagnèrent. Les pardanelles restèrent, comme une étroite crevasse, entre deux plissements parallèles. Cette circonstance a seule conservé la communication de la mer Noire avec la Méditerranée.

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