‹ Histoire du sol de l'EuropeChapitre 132 sur 349 · FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

SECONDE PARTIE

La seconde partie de cet ouvrage est consacrée aux descriptions particulières. Chaque ride y sera examinée séparément, au point de vue de ses formes générales, de son aspect, de sa constitution et de sa viabilité. Sous ce dernier rapport, nous avons surtout pour objet de faire connaître les difficultés que les rides montagneuses ont opposées aux entreprises des hommes, et celles qu’elles leur opposent encore. L’indication des grands travaux de viabilité, exécutés dans les différentes parties de l’Europe, se rattache à cet examen.

Quant aux marches des invasions et des armées, nous les avons citées toutes les fois que le relief du sol a exercé sur les événements une action importante. Il n’entrait pas dans nos vues de tracer l’itinéraire des généraux ou des conquérants; nous ne prétendions pas exposer davantage les situations respectives des armées, dans les innombrables rencontres qui se sont opérées en Europe. Mais lorsque les formes du sol ont eu leur part d’influence sur les déterminations des capitaines, ou sur les résultats des expéditions, nous avons signalé ces circonstances.

SECONDE PARTIE

Il ne faul pas d’ailleurs se borner à considérer l’homme en lutte avec ses semblables. Nous indiquerons, en mainte occasion, les principaux travaux qui manquent à la viabilité pacifique de l’Europe. L’étude de la viabilité dans l’état de guerre a seulement un intérêt historique. Elle vient aussi confirmer, par des exemples mieux définis et plus récents, la marche des migrations primitives.

Nous passerons successivement en revue les différentes régions de notre continent, dans l’ordre qui suit : les Alpes, la péninsule italique, la péninsule ibérique, la Gaule, les îles Britanniques, la Germanie, l’Europe orientale avec la péninsule hellénique, la Russie, et enfin la Scandinavie. Nous ne prenons nulle part ces régions naturelles dans une acception politique. Les limites qui résultent des traités sont essentiellement sujettes à varier, et n’ont pas d’autre valeur que celle d’une convention temporaire. S’il fallait tenir compte des délimitations politiques des diverses époques, on ne rencontrerait peut-être pas un village en Europe qui ne se soit trouvé, dans un certain temps, sur une frontière. C’est donc à dessein que nous avons employé les mots Gaule et Germanie, qui n’ont plus d’acception rigoureuse ni politique. Nous avons décrit les arêtes montagneuses , en les rattachant au groupe qui nous y amenait le plus naturellement. Toutefois ces arêtes sont réellement indépendantes, pour la plupart des cas; l’ordre que nous avons suivi n’a pas eu d’autre but que l’enchaînement le plus simple des descriptions.

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