‹ Histoire du sol de l'EuropeChapitre 149 sur 349 · Demian · texte numérisé non relu

Demian

17 Diakovàr

18 Werdnick-Berg . . .

« Boué.

19 Belgrade, la Save. . .

» Boue.

I Commencement de l'arête à sa jonction aux Alpes principales. — 2 Massif île l'Ortlcr. — 3 Coupure de l’Adige. — 4 Massif des Alpes tridenlines. — 8 Roule do

ÜJ CHAPITRE PREMIER.

Brlxcn à Bclluno. — 6 Massif dès Alpes bcIlunniseS. —7 Bonte de Rcizach à Tolmetzo. — 8 Massif des Alpes carniques, — 9 Route de yillach A Trieste. — (0 Massif du Terglou j nœud avec les Allies juliennes. — Il Roule de Klagcnfurth A Layluich. — 12 Massif de l’Owir. — 15 Route de Grâtz A Layhaeli — li Massif de Warasdin. — 15 Roule de Kopreinitz A Agrani. — 16 Massif du Papdk. — 17 Route de Esseg A Brod. — 18 Massif du Plirouska-Gora. — 19 Fin de l’arèle au confluent de la Save et du Danube.

coup d’oeil général.

Après avoir suivi jusqu’à l’extrémité de leurs ramifications les différentes branches des Alpes, il est bon de jeter un dernier coup d’œil sur leur ensemble. Les Alpes n’appartiennent à aucune région particulière du continent : elles séparent au contraire les régions entre elles. Depuis Chambéry jusqu’à Vienne, elles composent une longue barrière, semblable à une crête élevée, redoublée, souvent même triplée par des crêtes plus basses subordonnées. En présence d’une pareille barrière, qui offre un développement continu de six à sept cents kilomètres, et qui s’élève jusqu’aux neiges éternelles dans les sept huitièmes de sa longueur, on ne pouvait pas songer à tourner l’obstacle : il fallait le franchir.

Pour rendre l’impossibilité des détours plus grande encore, les Alpes sont recroisées vers leurs extrémités par des arêtes fort élevées, qui s’y rattachent sous des angles à peu près droits, et qui forment ainsi les deux pieds d’une potence, dont les Alpes dessinent la travée. L’Italie, renfermée entre les arêtes connexes, et barrée de front par les Alpes, se trouve ainsi tout à fait séparée du reste du continent.

Nous considérerons plus tard les arêtes croiseuses que les grandes Alpes relient entre elles. Si l’on se borne à envisager la ride que nous avons décrite, on la voit parcourir le tronc continental , couronnée, dans la plus grande partie de sa longueur, par un faîte accidenté de roches cristalloïdes. Du haut des cimes anguleuses , recouvertes de frimas, des glaciers nombreux descendent dans les vallées. Les plus hauts passages sur le faîte sont toujours entourés de difficultés considérables : ils

LES ALPES

sont souvent ravagés par les avalanches et par l’éboulement des rochers.

Une seule voie présentait un abaissement remarquable, dans la grande chaîne; elle correspondait aux vallées de l’Inn et de l’Adige, qui en coupant les chaînes latérales en font disparaître l’obstacle. Ce passage simple, abaissé, libre de glaces, est le col du Brenner, la grande porte centrale de l’Italie. On ne peut douter qu’il n’ait été fréquenté dès la plus haute antiquité. Déjà les Étrusques allaient au nord par la « route sacrée, » placée sous la protection des limitrophes (1). On ne peut pas non plus révoquer en doute l’importance de ce passage dans les mouvements de peuples. Nous en ferons mention d’une manière plus particulière en traitant des différentes contrées. Mais nous pouvons faire immédiatement la remarque de cette influence sur les dix ou quinze villages des plaines italiennes, dans lesquels la langue tudesque s’est conservée, comme dans des colonies isolées, à la suite de l’invasion germaine du moyen âge. Ces villages sont précisément situés vers le bas Adigc , sous le débouché du fleuve, à la sortie de la route sacrée du Brenner.

Une des œuvres de la civilisation européenne fut d’améliorer les passages naturels des Alpes, et d’en rendre l’accès plus facile. Aujourd’hui une vingtaine de chemins praticables traversent la grande arête, et la moitié de ces routes sont accessibles aux voitures. On remarque avec étonnement que la plupart d’entre elles n’ont été ouvertes ou complétées que depuis le commencement de ce siècle. Si l’on excepte le Brenner, et les Tauern de Radsladl et de Rottenmann, les Romains ne conduisaient leurs superbes chaussées que jusqu’au pied de l'arête, et se contentaient ensuite de sentiers, qui n’étaient pas praticables pour les chariots. Nos pères, dans les cinq ou six siècles qui ont suivi la renaissance, ont à peine donné quelques coups de marteau, pour étendre la viabilité des Alpes. Ils employaient leurs capitaux à détruire mutuellement leurs propriétés et leurs travaux publics par des guerres incessantes, plutôt qu’à

(I) ÀMSTOTE, De mirabilibus auscultalionibus, ÿj8Get 1H.

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