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ARÊTE DES MORES

Lavallée inférieure du Rhône sépare les Cévcnnes de l’arêle du Mont-Viso. Les conire-forls de cette arête et l’éperon des Alpes occidentales composent, sur la rive gauche, des terrains calcaires accidentés, que coupent de profondes ouvertures d’érosion. C’est à travers cette surface sillonnée que l’ingénieur Montricher a ouvert le canal de la Durance à Marseille (1859- 1846). Ce canal de dérivation avait pour but de pourvoir d’eaux aboudantes et pures le principal port français de la Méditerranée. La prise d’eau se fait près du coude de la Durance, à Perluis, et à 150 mètres d’altitude, ce qui permet de donner une inclinaison très-sensible au canal, et de verser à Marseille sept mètres cubiques par seconde. Des 157 kilomètres du trajet, plus de 20 se font dans des galeries souterraines, qui sont au nombre de 78; 237 aqueducs et 537 ponts ou passerelles ont dû être construits sur la ligne. Mais il est peu de travaux comparables au grand aqueduc de Roquefavour, jeté li travers la vallée de l’Arc. C’est un aqueduc à trois rangs d’arceaux, de 400 mètres de longueur, qui domine de 86 mètres l’eau de la rivière.

En venant de la Durance et du Verdon, à travers les terrains calcaires, on se trouve séparé de la mer par une bordure de terrains cristallins, qui forme les découpures abruptes de la côte, au-dessus d’Hyères, de Saint-Tropez et de Fréjus. Cette lisière rude et élevée constitue l’arête des Mores, qui appartient au système de soulèvement du Hunsrück. Son nom lui vient de l’établissement qu’y avaient fait les Sarrasins, au dixième et au onzième siècle, lorsqu’ils avaient poussé par les lies de Sardaigne et de Corse jusqu’à la côte de Provence (1).

(1) Voyez plut haut, cliap. II de la «ccoude partie, p. 340.

LA GAULE

Ce petit bourrelet littoral forme la partie la plus douce de la France ; c’est la terre de prédilection des plantes odorantes et des oliviers. Au bord de la mer, ce massif n'offre que des escarpements à crêtes pelées; sur ses sommités, il ne présente que des proéminences découvertes, d’où la vue se répand sur un immense horizon. Mais sur scs flancs intérieurs et dans ses vallées, la végétation est caractérisée par le pin d’Alep, le chêne vert, le chêne liège, de grandes bruyères presque arborescentes, des cistes, et l’arbousier toujours vert, toujours orné à la fois de ses fleurs blanches et de ses jolis fruits. Des groupes de pins piniers (1), qui décorent quelquefois les bords de la mer, rappellent les plus beaux sites d’Italie. Des sangliers et quelques chevreuils habitent les principales forêts.

Arête des Mores.

NOMS DES POINTS

UTITBIE

SEPTEN-

TRIONALE

LOSCIItM.

à l'eu

Il F. PARU.

ALTITUDE

AUTORITÉ

1 Toulon

2 La Sauvette

\ Français.

3 Fréjus

Situations.

1 Commencement de l’aréle J» la mer. — 2 Massif des Mores. — 3 Fin de l’arête à la mer.

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