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CHAPITRE V

Cette dernière extrémité a été surexhaussée par plusieurs soulèvements postérieurs, qui s’y recroisent. Ainsi l’axe des Wealds vient y aboutir dans son prolongement occidental; et celui de la grande arête des Cotswold-llills dont nous allons parler la coupe transversalement.

Arêle des Mendip-IIills.

NOMS DES I* OINTS

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ALTITUDE-

AUTORITÉ

1 1 Flalliolm

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| - f Devizes (au rivage). . . .

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4 Brulon

« Buclland et Conybearc.

Situations.

1 Première apparition de l’arêle, au milieu du canal de Bristol. — 2 Interruption par lo canal de Bristol. — 3 Massif des Mendip-IIills. — 4 Fin de l'arête il lu roule de Dorchester à Balli, qui la sépare de la ride des Wealds.

ARÊTE DES C0TSW0LD-I1IUS.

L’Angleterre a aussi sa chaîne du Jura, composée en majeure partie de calcaires et formant un dos très-large, comme l’Alb de Souabe, dans la longueur de l’Ile. Cette intumescence surbaissée appartient, ainsi que le Jura, au système de soulèvement de la Côte-d’Or.

Avant ce ridement du sol, l’ile du Cornouailles, et la petite arête de Mendip, étaient les seuls membres existants de l’Angleterre méridionale. Les Cotswold-Hills en se soulevant rattachèrent transversalement ces deux îles à la ride jurassique, déjà plus étendue ; et la terre présenta dès lors, dans cette région, la figure d’un peigne à deux dents.

LES ILES BRITANNIQUES

L’arête des Cotswold commence en effet à la base élargie du massif ochrinicn, qu’elle n’alteintpas en hauteur, mais qu’elle borde d’une terrasse. Elle vient de ce côté toucher la Manche vers Exmouth ; et son faîte, qui s’appuie transversalement au massif du Dcvonshire et du Cornouailles, sert à conduire le chemin ferré de Bristol à la Manche. Les derniers terrains asséchés dans cette extension de l’Ochrinie viennent former sur la Manche la baie célèbre de 'for, en anglais Tor-Bay. La flotte britannique y cherche un abri contre les vents furieux de l’ouest. Le relief silurien du Devonshirc, qui dessine la pointe de Slart, et qui n’est lui-même que l’épaulement du Dartmoor- Forest, sert de rideau à la baie. La côte, aux formes douces et arrondies, est d’un accès facile; mais la lisière étant étroite, après avoir opéré un débarquement on pénétrerait en une seule marche dans un pays accidenté, propre à la résistance. Celte disposition du sol fait des environs d’Exmouth, et de Tor-Bay en particulier, l’un des points les plus remarquables de la côte méridionale de l’Angleterre. Le prince d’Orange (plus tard Guillaume III) y a débarqué en novembre 1688.

Ainsi l’éperon méridional des Cotswold-IIills compose l’étranglement de la péninsule entre Sidmouth et Bridgewater. L’arête continue ensuite tout le long de la rive orientale du canal de Bristol et de la vallée de la Severn. Elle forme au bord de cette vallée large et profonde, un bourrelet bien marqué, auquel les habitants donnent le nom expressif d’Edge-IIills, collines de la marge. Un peu plus loin passent le canal et le chemin de fer de Londres à Birmingham, qui ont déjà franchi, par un seuil plus élevé, l’arête des Chiltern-Hills, et qui profitent d’une dépression assez prononcée de notre ride pour la passer à son tour. Toute cette partie de l’arête jurassique était autrefois couverte de chênes; mais l’imprévoyance et l’accumulation des populations l’ont depuis longtemps dépouillée. On n’y voit aujourd’hui que des campagnes cultivées, avec des prairies dans les vallons. Par son peu d’élévation, ses ressources, ses chemins faciles, l’arête des Cotswold n’est plus qu’une ligne militaire sans importance. Mais anciennement elle pouvait ser-

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