CHAPITRE V
ces croupes. Nous citerons particulièrement les efforts qui ont pour but de répandre le superbe pin deodora (1) des montagnes de l’Inde.
Ces beaux ombrages recouvrent un massif de grès et de calcaires anciens, que couronnent quelquefois des croupes schistoïdes et marécageuses, les muors des habitants, ma-is qu’entrecoupent souvent des sites pittoresques et romantiques. L’antiquité du relief a permis à une foule de crevasses successives de diviser l’épaisseur des masses par des lézardes profondes. Les eaux y roulent des cailloux et des débris dans des gorges encaissées. Elles façonnent des cavernes dans les crevasses intérieures et souterraines des calcaires. Ailleurs elles se précipitent du haut des croupes dans les fentes d’écartement, sous forme de cascades. La nature sévère de ce pays était favorable à la conservation de l’individualité nationale. Si le Pays de Galles, par sa structure compliquée, était peutêtre moins accessible, et plus à l’écart du mouvement des peuples, le nord de l’Angleterre, par sa simplicité de structure, par son alignement unique et ses deux versants bordés de la mer, était bien plus propre aux évolutions et à la vie active.
C’est en suivant les deux rivages, mais principalement la côte orientale où les marges sont plus étalées, que la conquête romaine, et plus tard la conquête saxonne, ont procédé. Le chemin de fer de Londres à Édimbourg longe le pied oriental de l’arête. Deux étranglements remarquables qui se présentent dans la figure de l’ile, donnent passage aux deux voies ferrées principales, qui relient entre eux les deux versants. L’un est celui de Newcastle-upon-Tyne à Carlisle et l'autre celui d’Edimbourg à Glascow. Par une coïncidence frappante ces deux lignes transverses sont aussi celles qu’ont occupées, comme des barrages, les murailles romaines. La muraille de la Tyne avait d’abord été construite en terre par Adrien (commencement du h* siècle), puis elle fut refaite en pierres par Sévère et en briques par Aetius; on en retrouve des restes fort remar-
(1) Pintu deodora { deodwara des Indous, présent des Dieux).
LES ILES BKITANNIQUES.
quables. La domination romaine n’avait pas larde d’ailleurs à sentir la nécessité de refouler les anciens habitants toujours davantage ; et une autre muraille plus avancée avait été élevée par Antonin (milieu du u* siècle) entre le Fort h et la Clyde, dans l’étranglement parcouru par le rail-way d’Edimbourg à Glascow.
Arête des Moorlands.
NOMS DES POINTS
UTITlDE
rntos iLK
UUGITBM a l'ouest
DE CARIS.
ALTITUDE
AUTORITÉ
1 Gloccder (la Sevcrn). .
2 Malvern-llill
A A n g lais.
3 Worci sler
4 Castlc-Ring
4 lfi
A .1 nqlais.
i 5 Newcastle
-T*(Wiiisbaw).
6 Uolme-Moss
A Anglais.
^ 7 Près Roclulale. . . .
« lion ybeareel Phillips.
1 8 Ingleion-Fells . . .
1 0 Entre Bowes et Appleby.
j 10 Cross-FcII
A A nglais.
12 llarlfcll
& Anglais.
13 Kirck of Scolls . . .
4 Bouc.
Situations.
1 Commencement üc l'aréte à la basse Sevcrn. — 2 Massif de Malvern. — 3 Coupure de la Scvern — 4 Dépression des plaines Iriasi'ities du Staflfordshirc. — 5 Partage du canal de Trcnlet Merscy. — 6 Massif de Holme-Moss. - 7 Partage du canal de Sclby à Manchester. - 8 Massif do Whernsidc. — 9 Route de York à Carliste. — 10 Massif du Cross-Fcll ; nœud avec Parité du Westmorelaud. — 1 1 Seuil entre NcwcaslIe-ujion-Tyne et Carlialc. — 12 Massif du Itartfell ; nœud avec l'arète des Lead-Hills. — 13 Seuil eutre Edimbourg cl Glascow.