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COMPOSITION DE LA ROCHE ENDOGÈNE

S’il ne nous est pas donné d’étudier la roche ignée à l’état même de fusion, dans le noyau du globe, nous pouvons en examiner, dans le laboratoire, les morceaux solidifiés; nous pouvons les ramener à la fusion ignée, pour les voir se congeler de nouveau. Or les roches granitoïdes ont leur point de fusion, comme l’a reconnu Mitscherlich, vers 1300 degrés. Elles constituent des sels à bases multiples, dans le sens chimique du mot. Un même acide, l’acide silicique, y opère la salification- des bases.

Celles-ci entrent en proportion variable dans la composition de ces sels, qui forment eux-mêmes des mélanges divers entre eux. Mais on peut cependant réduire les bases importantes à un petit nombre. En première ligne, il faut ranger l’alumine et la chaux; puis la magnésie, la potasse, la soude; enfin les oxydes de fer et de manganèse. Ce sont là les substances qui composent presque exclusivement l’écorce terrestre, et vis à-vis desquelles les autres produits minéraux ne forment que des exceptions, négligeables au point de vue des masses.

L’acide silicique, qui salifie toutes les bases, figure pour les deux tiers environ dans la composition de l’écorce; l’alumine et la chaux, pour une fraction considérable du dernier tiers. Mais toutes les bases étant des oxydes, il arrive qu’en décomposant la roche ignée dans ses éléments chimiques, l’oxygène entre pour la moitié de la masse totale dans la matière constituante du globe.

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