EXPLOSIONS
De semblables exemples de fuites gazeuses se rencontrent dans un grand nombre de pays. Les bouches des volcans donnent passage, comme nous l’avons déjà dit, à divers fluides aériformes, des vapeurs acides de soufre, de l’acide carbonique, quelquefois même de l’azote pur. Mais si les gaz ne trouvent pas de fissures par lesquelles ils puissent s’échapper, ils déterminent une explosion. C'est ainsi que dans une chaudière, quand la soupape tarde trop à se soulever, l’enveloppe saute en éclats.
L’explosion est produite par une pression du dedans au dehors. Cette pression, appliquée à un point donné au-dessous de la croûte extérieure, fait à peu près l’effet d’un fourneau de mine. On sait que la déflagration d’une masse de poudre enfouie dans le sol fait sauter une partie de la couche recouvrante, en la trouant en forme d’entonnoir.
Aussitôt le canal ouvert, les matières plus profondes qui font résistance sont rejetées, et par leur passage élargissent la bouche ou cratère. Puis, les masses pâteuses ou liquéfiées qui proviennent du noyau s’élèvent elles-mêmes. Ces cheminées ou soupiraux constituent ce que l’on appelle les volcans.
Leurs bouches rejettent des terres, des matières boueuses, des roches, qui proviennent d’une profondeur toujours croissante. Ces matériaux se disposent en cône autour de l’orifice, et s’amoncellent en s’élevant toujours, sur les bords du cratère d’éruption. Bientôt s’élèvent dans le canal des matières incandescentes fondues. Quelques gaz combustibles, l’hydrogène, par exemple, peuvent s’échapper de certaines crevasses, et s’enflammer en gerbes sur les parois du cratère. Mais ces jets sont généralement fort limités et fort peu apparents. La lueur des matières fondues incandescentes, qui bouillonnent au fond du