LIGNES DE SOULÈVEMENT
Du redressement de la croûte externe autour d’un point de poussée, nous passerons aux soulèvements linéaires. Ceux-ci se produisent le long des fractures de l’écorce du globe.
Rappelons-nous que la croûte extérieure, qui conserve un volume constant, repose sur des couches plus profondes qui, par le refroidissement et par l’acte de la solidification, diminuent de volume. L’enveloppe externe est donc forcée de se rider et de s’affaisser en se plissant, pour suivre la masse sousjacente dans sa contraction. C’est ainsi, si l’on nous permet cette comparaison, que l’enveloppe des fruits se couvre de plis,
à mesure que la pulpe sc dessèche; l’évaporation de l’eau qui élait contenue à l’intérieur diminue le volume; la peau devient alors trop large, et comme elle est assujettie à la chair, elle s’écrase et sc plisse pour obéir à la contraction centrale.
Sur le globe terrestre, c’est la pesanteur qui attache pour ainsi dire aux couches inférieures les couches externes ; c’est elle qui force l’enveloppe à s’écrouler en se plissant, lorsqu’elle est devenue trop large et flottante.
LES FAILLES
Par les considérations de la mécanique, Élie de Beaumont a pu établir quelques principes généraux relatifs à ces écroulements. Ainsi l’on peut sc demander d’abord comment s’opérera la fracture d’une enveloppe sphérique d’une épaisseur uniforme. On trouve que cette fracture se fait suivant la moitié acb d’un grand cercle.
Les deux lèvres de la fente tendraient à empiéter l’une sur l’autre, ou même h passer l’une au-dessus de l’autre. En comparant la couche à une boîte, acb serait l’ouverture entre la boîte et le couvercle, et l’autre moitié adb du même grand cercle serait la charnière.