PAYS PORPHYRIQUES
Les pays porphyriques ressemblent à beaucoup d’égards à ceux qui sont formés de granités. Cependant leurs bosselures commencent à devenir plus inégales et plus frappantes. On y reconnaît des masses pâteuses consolidées, dont l’épanchement a été accompagné d’accidents bizarres. Ce sont des protubérances en crêtes, des poussées, des boursoufllures. Le sol est raboteux et parfois marqué de degrés, comme si les masses ramollies étaient descendues en cascades, du haut du point de déversement. Des crevasses abruptes fendent les porphyres; leurs parois sont généralement verticales, comme des murailles. Des eaux sauvages y roulent sur des débris d’alluvion.
Sous le rapport de la végétation, les croupes de porphyre ne manquent pas d’une certaine richesse, parce que leur désagrégation fournit un moindre excès d’acide silicique. Souvent on les voit recouvertes de forêts épaisses , qui se composent eu Europe, suivant les climats , de hêtres , de chênes ou de châtaigniers.
Malgré ces avantages , la population des pays porphyriques n’est pas agglomérée. Elle manque de routes commerciales, à cause de l’âpreté du sol. Elle vit isolée, peu communicative, très-atlachée à sou indépendance et à ses usages. Elle subsiste de l’exploitation des forêts, ou de celle des mines, dont les éruptions de porphyres ont si souvent préparé les richesses. Au reste, les pays porphyriques de notre continent n’ont pas une