‹ Histoire du suffrage universelChapitre 4 sur 11 · LA RÉVOLUTION DE · texte numérisé non relu

LA RÉVOLUTION DE

La Révolution du 24 février 1848 éclata aux cris de Vive la rc larme électorale ; c’est au nom de cette réforme, si instamment revendiquée, surtout pendant les dix dernières années du règne, par les membres de l’opposition dynastique comme de l’opposition républicaine, que le peuple de Paris renversa le ministère Guizot, dont la chute devait entraîner celle de la royauté orléaniste.

Nous avons monti*é comment les divers ministères qui s’étaient succédé au pouvoir sous Louis-Philippe s’étaient trouvés d’accord pour ajourner indéfiniment toute réforme électorale, et comment , poui^ avoir ainsi refusé même la plus minime extension du droit électoral , l’adj onction des capacités réclamée par les libéraux, la rovauté s’était heurtée, au mois de février 1848, contre une coalition formée par les opposants de toutes nuances, qu’elle ne craL

ÎIÎ.STOIRE DU SUFFRAGE UNIVERSEL

giiit ]sas (lo fmroxc'iter et de ])]‘avor eiic<»re ('ii ])i‘(:)iionçaiit riiiteivliction des ])anqiiets.

En vain Loni.s-Philippe essaya-t-il, au lendemain du 22 février, de sauver son trône en abandonnant son ministère, en vain MM. Odilon Ban\)t et Thiers, appelés à la dernière extrémité par le roi aux aljois, ])our former un nouA'cau cabinet, adressèrent-ils au peuple une proclamation dans la(|uellc était inscrit ce mot de c réforme» qui avait servi de mot d’ordre au soqlè- A'ement populaire ; il était trop tard, rinipulsion avait été donnée, et il n’était plus possible, à ceux mêmes qui avaient jeté le signal, d’enrayer le mouvement ou de le diriger à leur gré. Aucune concession de la royauté ne pouAmit plus désaimer la RéAX)lution, on le vdt bien, lorsque le roi Eouis-p}iilip])e, sacrifiant en dernier espoii* sa ])ersonnalité aux intérêts de sa dynastie, se laissa arracher un acte d’abdication qui n’arreta pas un instant la marche des éAmnernents.

Ce n’était plus en effet une réforme électorale partielle que réclamait le peuple souleAm, c’était la réforme complète, c’est-?.-dire la reconnaissance du suffrage universel, ayant pour corollaire rétablissement de la République.

L’un des premiers actes du gouAmrnement provisoire, nommé par acclamation le 24 février, fût

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