‹ Histoire du synode général de l'Église réformée de FranceChapitre 12 sur 70 · HISTOIRE DU SYNODÉE GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

HISTOIRE DU SYNODÉE GÉNÉRAL

à l'amendement de M. Colani, modifications acceptées par lui. L’amendement est alors ainsi conçu :

« Il présente, avec les Facultés de théologie, lesquelles sont aussi appelées à donner leur avis, les candidats... etc. »

Malgré l'opposition de M. Mazcer, qui trouve la rédaction nouvelle absolument vague et demande la division du vote, le vote à lieu, et l'amendement Colani-Jalabert-Bois est adopté.

Sur le dernier paragraphe de l’article 9, un amendement de M. Dide, consistant en ces mots : « les Consistoires doivent être entendus », est adopté.

Ce dernier paragraphe est voté dans la forme suivante :

« Il apporte aux circonscriptions des Consistoires de son ressort, préalablement entendus, les changements qu'il juge nécessaires, sous l'approbation du Synode général, et propose à ce Synode ceux qu'il croit utiles à sa propre circonscription. »

L'assemblée passe à la discussion de l’article 10 ainsi CONÇU :

« Le Synode particulier fera visiter chaque année toutes les paroisses de son ressort par une ou plusieurs délégations composées chacune d’un pasteur et d’un laïque pris dans son sein.

« Les rapports de ces délégations devront lui être présentés dans sa plus prochaine session. » +

M. le pasteur Pauz Laron demande la suppression pure et simple de cet article, et présente un nouvel article qui serait à ajouter au chapitre « Des Consistoires. » .

Cet article est ainsi formulé : « Le Consistoire

adresse, chaque année, au Synode particulier, un rapport sur l'état religieux et moral des paroisses de sa propre circonscription. »

Cette substitution est fortement appuyée.

M. Laron développe son amendement. Cette inspection ecclésiastique lui paraît avoir beaucoup d'inconvénients et même des dangers. Des difficultés seraient par là soulevées dans l'Eglise, et cette institution, offrant peu de garanties, n'aurait d’ailleurs que de médiocres effets. Se bornerat-on à interroger les pasteurs ? Ce serait insuffisant, — l'Eglise? Mais les inspecteurs ne connaîtront pas les fidèles.

M. Coran: demande la permission de citer trois lignes de l’ancienne Discipline, chapitre [*, article 18 :

« On se gardera de la coutume qui s’est trouvée en quelques lieux, de députer certains ministres par les Synodes provinciaux pour visiter les Eglises. » (Vive approbation.)

M. Laurexs, sur l'invitation de M. Jalabert, donne les motifs de la commission. Le but de la commission à été de corriger et surtout de prévenir beaucoup d’abus qui se commettent dans les Eglises, tant au sujet de la célébration du culte que sur d’autres points, tels que les irrégularités fréquentes des registres de l'Eglise. Les inspections se pratiquent dans la Drôme avec avantage et profit pour le réveil du zèle religieux dans les Eglises et dans les troupeaux.

L'amendement Lafon mis aux voix est adopté.

L'article 11 est ainsi conçu :

« Le Synode particulier adresse au Synode géné-

ral, à chacune de ses sessions, un rapport sur l'état religieux et moral des Eglises consistoriales de sa circonscription. »

M. le pasteur CoLomsrer dit que les Consistoires sont appelés tous les ans à faire un rapport sur l'état religieux et moral des Eglises de leurs circonscriptions. Ils ont donc le droit d'envoyer dans ces Eglises des délégués, dont la mission est de réunir les éléments de ces enquêtes, nécessaires à la rédaction du rapport exigé. Ayant à faire le même rapport au Synode général, le Synode particulier doit être investi du même droit.

L'article 11 est adopté tel que la commission l'a rédigé. |

L'assemblée ayant à se former en comité secret, M. le modérateur déclare la séance levée à six heures.

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