LUNDI 8 JUILLET
La séance est ouverte à une heure vingt minutes.
Prière de M. le pasteur Pelet.
Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
M. le modérateur fait connaître au Synode que MM. Grotz, Gachon, de Marichard, Camille Rabaud, Pécaut, Basile Rives et Gaches lui ont adressé leur démission de délégués, obligés qu'ils sont, pour des raisons diverses, de rentrer dans leurs familles ou dans leurs Eglises.
M. Pauz ne MaGniN adresse aussi à l'assemblée sa démission; il l'accompagne d’un vœu selon lequel les Facultés de théologie ne devraient délivrer de diplômes de bachelier qu'aux candidats ayant fait des études régulières ; et les paroisses, ainsi que les Consistoires, seraient invitées à n’appeler aux fonc- ‘tions du ministère que des ministres pourvus de diplômes valablement obtenus.
M. Roserry demande si les membres démissionnaires seront regardés comme n'ayant pas droit de siéger dans une nouvelle session du présent Synode. .
L'assemblée pense, avec M. Mallet, qu'ils conser-
vent ce droit, mais qu'ils pourront, s'ils sont empêchés, se faire remplacer par leurs suppléants.
M. le modérateur donne la parole à M. Emite Cook, . pasteur méthodiste, qu'une indisposition avait empêché de se présenter plus tôt au Synode pour lui offrir de vive voix les salutations fraternelles de son Eglise. Cet honorable pasteur dit que les Eglises méthodistes, dont il apporte les vœux les plus sincères, font partie de cette grande famille protestante que Dieu à singulièrement honorée dans le passé, et qu'il a soutenue dans ses grandes épreuves. Les Wesleyens sont, par leur discipline, par leur méthode systématique, par l'austérité des mœurs, les continuateurs des réformés du seizième siècle. M. Emile Cook est lui-même petit-fils d’un des derniers pasteurs consacrés au désert, M. Marzials, mort depuis peu d'années à Montauban, — Anglo-Saxon par son père, il est né en France, et la France est sa patrie d'adoption.
Les Wesleyens se rattachent étroitement à l'Eglise réformée française; les succès des uns sont les succès de l’autre. La société méthodiste à essentiellement pour but le réveil, la conversion, le salut des âmes ; elle veut répandre la sainteté selon les préceptes et les règles de l’Ecriture.
Au reste, tout en se rattachant au protestantisme français, M. Emile Cook constate les relations intimes des méthodistes de notre pays avec ceux d’Angleterre et d'Amérique, qui sont très-nombreux. Ils ne comptent pas moins de seize mille pasteurs qui tous les ans souscrivent dans leurs conférences la confession de foi qu'ils ont librement acceptée ; et,
s’il arrive qu'ils ne puissent plus la signer, ils passent à une autre Eglise ou rentrent dans la vie privée. Leurs fidèles communiants sont au nombre de trois millions et demi.
Les Eglises méthodistes ont les yeux tournés vers le Synode; et l'honorable orateur qui, dans quelques semaines, représentera les Eglises françaises à la grande conférence méthodiste de Londres, y racontera ce qu’il a vu et entendu dans le Synode. Il termine en faisant le vœu que l'Eglise réformée croisse, selon les paroles de saint Paul, dans la vérité et dans la charité.
M. le modérateur remercie M. Emile Cook; il dit que l'Eglise méthodiste est assez importante pour n'être ignorée de personne. Les Wesley, les Whitefield sont célèbres ; ils ont fait beaucoup de bien, et leurs disciples ont été leurs fidèles imitateurs. Les méthodistes peuvent bien différer sur quelques points de doctrine et de forme de l'Eglise réformée, mais ils ont leur place dans l’ensemble du corps du Christ. M. le modérateur charge M. le pasteur Cook de reporter à la conférence de Londres l’expression des sentiments fraternels des membres du Synode.
L'assemblée passe ensuite à son ordre du jour.
Il reste à examiner les articles 12 et 13 du chapitre « Synode général. »
ART. 12. « Avant la clôture d’une de ses sessions ordinaires, le Synode général nomme une commission permanente qui aura pour mandat spécial :
« l° De veiller, en se conformant aux instructions du Synode, à l'exécution des dispositions particulières prises dans sa session ;
« 2° Et de prendre toutes les mesures nécessaires pour préparer les travaux et assurer la convocation de sa prochaine session. »
Arr. 13. «Cettecommission sera composée de sept membres, dont trois pasteurs et quatre laïques, choisis dans le sein du Synode général.
«On ne pourra prendre plus de deux de ses membres dans le même Consistoire. »
M. LAURENS, rapporteur, a la parole.
La commission avait proposé de désigner le bureau pour suivre l'exécution des décisions du Synode d'une session à l’autre. Sur les observations qui lui ont été présentées, elle a adopté le principe d’une commission permanente. On avait paru craindre qu’une commission permanente devint une sorte de « Conseil central. » Mais il faut remarquer que cette commission sera nommée par le Synode, au lieu de l'être par le gouvernement, et que, d’ailleurs, elle sera renouvelée tous les ans. Elle ne sera pas non plus un directoire, puisque ses pouvoirs seront déterminés, et qu'aucun empiétement ne lui sera possible. Elle devra seulement veiller à l'exécution des décisions synodales et préparer la réunion du Synode suivant.
Au reste l’article 13 prévient tout inconvénient en établissant que les membres de cette commission seront nécessairement choisis dans plusieurs circonscriptions consistoriales. Les Eglises libres ont une commission de ce genre ; elles en sont satisfaites, et il y a lieu de tenter la même expérience.
M. JALABERT ajoute que les articles proposés par la commission doivent figurer dans la loi pour servir de
règle aux Synodes à venir, mais que le détail des pouvoirs qu’aura la commission permanente chargée de faire exécuter les décisions de chaque Synode demeure réservé.
M. CocomBrer demande la suppression du mot spécial, qui laisse supposer que le mandat de la commission permanente n’est pas limité exclusivement aux attributions portées par les deux paragraphes de l’article 12.
M. JALABERT répond qu’on n’a pas voulu laisser à la commission le soin d'appliquer les règlements généraux, mais seulement de véiller à l’exécution des décisions spéciales du Synode.
Le principe de l'établissement d’une commission permanente est mis aux voix et adopté.
Le paragraphe 1” est voté ensuite.
Sur le paragraphe 2, M. JazaBerr propose d'y ajouter : « où du Synode suivant. »
Après une observation de M. Et. Coquerel, qui trouve trop vagues les termes « préparer les travaux du Synode, » et la réponse de M. Laurens, qui prévoit que la commission aura une correspondance considérable à mettre en ordre pour le Synode suivant, le paragraphe ? est adopté.
M. Pauz LAroN propose, sur l’article 13, qu’au lieu de deux membres dans le même ressort consistorial, on ne puisse en prendre qu’un seul. Son amendement est rejeté.
Le paragraphe de la commission avec les mots de circonscription consistoriale, substitué à celui de consistoire, est adopté.
La commission soumet à l’assemblée un nouvel
article intitulé : « Dispositions générales ou transitoires » et portant que :
« Des règlements arrêtés par le Synode général et approuvés par le gouvernement, assureront l’exécution de la présente loi. »
M. JazagerT explique le sens de cet article : Certains règlements serviront à l'application des dispositions légales; mais il n’est pas besoin de les sou: mettre à l’approbation de l'Assemblée nationale ; à suffit qu'ils soient soumis au gouvernement. L'article général que la commission propose, fait partie de la loi, et cela suffit.
M. LauRExs annonce que, dans la prochaine séance, il présentera au Synode les dispositions légales et les dispositions règlementaires séparées. ‘
Après avoir adopté tous les articles relatifs au Synode général, l'assemblée passe à l'examen des articles qui concernent les pasteurs.
Le 1° paragraphe de l’article 1°’, portant que pour être nommé pasteur il faut être Français, est adopté.
Le 2*paragraphe, touchant l’âge de vingt-cinq ans exigé pour exercer le saint ministère, est l’objet d’une observation de M. Colombier. Cet honorable membre rappelle qu'il est difficile de trouver des candidats pour certaines paroisses, et demande qu'on ne soit pas absolu sur la condition d'âge. On est parfois obligé d’adres-
.ser vocation à des candidats n’ayant pas encore atteint
leur vingt-cinquième année. Le ministre, d’ailleurs, accorde volontiers des dispenses. M. Colombier voudrait que ces dispenses fussent accordées par les Synodes particuliers ou par les Consistoires.
M. Cozanr ne pense pas que le gouvernement
abandonne le droit qu’il a retenu jusqu'ici de permettre l'exercice du pastorat avant vingt-cinq ans révolus.
M. FaucHER rappelle que l’âge légal de la consécration est bien vingt-cinq ans; qu’en 1820 environ, et à la suite de réclamations nombreuses, une circulaire ministérielle annonça que des dispenses seraient fowjours accordées. Mais vers 1837, une nouvelle circulaire fit savoir aux présidents des Consistoires qu'aucune dispense ne devrait être demandée pour aucun candidat ayant moins de vingt-trois ans. Le Synode, suivant M. Faucher, devrait profiter des circonstances pour affranchir l'Eglise de la tutelle administrative, et faire attribuer Le droit de dispense aux corps ecclésiastiques, le gouvernement n’intervenant que pour confirmer les nominations.
M. J. DE SEYNES estime qu’il ne faut pas trop abaisser l’âge de la consécration. En maintenant celui de vingt-cinq ans, on obligera les jeunes candidats à faire une sorte de noviciat, comme le demande l’honorable M. Dide.
. M. BReyTox propose d’abaisser cet âge à vingttrois ans.
L'assemblée, admettant le principe des dispenses, adopte le paragraphe ? ainsi amendé :
« Etre âgé, sauf dispense, de vingt-cinq ans révolus. »
M. Moxxrer présente quelques remarques sur le paragraphe suivant du même article ainsi conçu : « Etre pourvu d’un diplôme de bachelier en théologie, délivré par une Faculté française légalement établie, et d’un acte régulier de consécration signé par sept pasteurs en exercice dans l'Eglise réformée
de France. » Il voudrait qu'on en revint aux usages consacrés par l’ancienne discipline; que l’on fit examiner le candidat par le Synode particulier au point de vue religieux, et qu'après cet examen, le candi- : dat pût se présenter devant une paroisse. Il ne pense pas qu’il faille exiger pour la consécration la présence de sept pasteurs ; il voit dans cette exigence du projet de la commission une tendance catholique. Il propose donc que les ministres soient préalablement examinés par le Synode particulier ou par le Consistoire, qui permettra, s’il y a lieu, la consécration. Pour ce dernier acte, cinq pasteurs, selon lui, suffraient.
M. Corgière, de Montpellier, combat le point de vue de M. Monnier. L'assemblée a déjà voté un article qui met les consécrations sous le patronage des Consistoires; il ne conviendrait pas de les placer sous l'autorité du Synode particulier, ce qui établirait une confusion dans le projet de loi. De plus, la proposition de M. Monnier ne va à rien moins qu’à léser l’indépendance des paroisses, tandis que le projet de la commission respecte les droits des Consistoires et des Synodes particuliers. L'examen des candidats par les corps supérieurs est une superfluité.
M. Coran propose que l’acte de consécration émane du Consistoire et non point des pasteurs ; il voudrait même que les anciens participassent à cet acte religieux.
M. VauriGAup dit que plus la consécration sera solennelle et entourée de garanties sérieuses, plus on rehaussera l’idée du ministère. Il ajoute qu’à ses yeux, ce sont les sept pasteurs consacrants qui doi-
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vent signer l’acte de consécration. Seulement, cet acte pourrait être délivré par le Consistoire.
L’amendement de M. Monnier est rejeté.
M. Coranz déclare se rang'er à l'opinion exprimée par M. Vaurigaud, d’après laquelle « l'acte de consécration signé par sept pasteurs, sera délivré par le Consistoire dans le ressort duquel la consécration aura eu lieu. »
Le paragraphe 3 de la commission, ainsi amendé, est mis aux voix et adopté.
L'assemblée rejette un amendement signé de M. Sirven et quelques-uns de ses collègues, portant que les Facultés de théologie ne pourront délivrer de diplômes de bachelier en théologie qu'aux jeunes gens déjà munis du diplôme de bachelier ès lettres.
M. VauriGauD propose, sur l’article L1*, un paragraphe additionnel, portant que les jeunes gens, à leur sortie de la Faculté, seront employés dans les Eglises, à titre de suffragants, pour se préparer utilement à l'exercice de la charge pastorale.
M. Laurens repousse l'amendement au nom de la commission. Plusieurs Conseils presbytéraux et Consistoires ont demandé, comme M. Vaurigaud, une sorte de noviciat pour les candidats au saint ministère; c’est une pensée louable; mais la commission ne pense pas qu’elle puisse être mise en pratique. On ue trouve pas aisément des pasteurs pour occuper des places vacantes. Si le paragraphe additionnel de M. Vaurigaud était favorablement accueilli, la diffculté serait plus grande encore. Mais surtout, il faut remarquer qu'avant même la fin de leurs études, les jeunes gens sont souvent réclamés pour les paroisses ;
si on leur imposait un stage, on gênerait non-seulement leur liberté, mais celle des paroisses.
La commission espère que le fonctionnement réœulier du régime symodal permettra de remédier en quelque mesure aux inconvénients que l’on signale.
M. Die voudrait que l'assemblée recommandât aux Synodes particuliers la pensée qui a inspiré l'amendement de M. Vaurigaud.
M. Euc. pe MAGNIN n’a pas été convaincu par les raisons de M. Laurens, Il croit qu’un stage serait désirable autant pour les jeunes gens que pour les paroisses. C’est trop de responsabilité que d’avoir la charge entière du ministère au sortir des études; et c'est en outre exposer les troupeaux à un ministère sans expérience. Les jeunes gens voyant que le culte ne consiste guère, pour la plupart des fidèles, que dans la prédication, ne s'appliquent guère, à la Faculté, qu'aux soins de la prédication et négligent le reste. Ils manquent de tact sous beaucoup de rapports, et pour la prédication elle-même, ils sont loin d’avoir la simplicité dont les âmes pieuses ont besoin. Ces graves inconvénients tomberaient si on forçait les candidats à un stage. Six mois de préparation à la vie pastorale, auprès d’un pasteur expérimenté, pourraient suffire, à l'avis de l'honorable orateur.
M. VauriGaup dit que l’assemblée va voter une disposition qui assure des suffragants aux pasteurs âgés ou infirmes. Il demande que ces suffragants soient pris parmi les jeunes gens qui sortent des Facultés. | M. Breyrox dit que ce système est impraticable
dans une Eglise qui a de la peine à recruter son corps pastoral.
M. Faucxer demande à répondre un mot à l’objection de M. Breyton. Il estime qu’il ne faut pas s’y arrêter, attendu qu’elle prouve trop. Supposons la création simultanée de vingt-cinq paroisses nouvelles. Ne faudrait-il pas y aviser? Eh bien! on aviserait de même, le cas échéant, à ce que l'institution de vingt-cinq suffragances, par exemple, laissât aussi peu que possible les Eglises en souffrance.
Le paragraphe additionnel, mis aux voix, est rejeté.
Les articles 2, 3 et 4, qui ont pour but de sauvegarder à la fois les intérêts des pasteurs infirmes ou âgés, des pasteurs adjoints et des Eglises, sont successivement adoptés.
Il en est de même de l’article 5, qui soumet la résidence des pasteurs hors de leur paroisse à l’autorisation du Synode particulier.
Sur l’article 6, relatif aux aumôniers, M. E. DE MA- GNIN dit que ces pasteurs, représentant souvent les intérêts d’une région considérable par l'étendue, devraient être présentés, non par les Consistoires, mais par les Synodes particuliers. |
M. LAURENS fait remarquer qu'il y a des aumÔniers de plusieurs sortes, et maintient l’article de la commission.
Cet article est adopté (1).
La commission soumet au Synode le tableau des circonscriptions des Synodes particuliers.
(1) Les articles 2, 3, 4, 5, 6 dont il vient d’être parlé, sont devenus les articles 4, 5, 6 et 7 du Projet d'articles organiques. (Voir à l’Appendice.)
M. Coranr pense que, pour arrêter définitivement ce tableau, qui mérite un sérieux examen, il vaudrait mieux attendre la prochaine session du Synode général.
MM. Laurens, Couperc et DELMAS, sont d'un avis différent.
M. Corsière, d'Agen, demande que ce tableau soit d’abord soumis à l’étude des Consistoires et des Synodes particuliers, après avoir été discuté par l’assemblée. La division de la France protestante en circonscriptions est un travail difficile et délicat, la population étant répartie en groupes très-inégaux dans le pays. La division sera nécessairement imparfaite; mais le tableau la présente-t-il aussi bonne que possible ?
Le décret du 29 novembre a été trouvé mauvais à certains égards; la commission n'y à pas changé grand'chose. Les principes de la proportionnalité et de la représentation équitable des tendances religieuses n’y sont pas suffisamment respectés. Ainsi dans le département de l'Ardèche, où quatre Consistoires libéraux sont annulés par suite d'un groupement arbitraire; ainsi dans le Poitou. Là, on tient compte trop scrupuleusement des distances géographiques; ici, on se montre beaucoup moins scrupuleux. L’orateur demande donc le renvoi du tableau aux Synodes particuliers et aux Consistoires, qui sont en mesure de le contrôler utilement et d'y apporter plus d'harmonie.
M. Couperc rappelle que ce ne sont pas les Consistoires, mais les paroisses qui nomment les délégués au Synode particulier. On est d’ailleurs obligé de rat-
tacher à certaines circonscriptions des Consistoires isolés. La sous-commission s’est efforcée d’être juste et impartiale.
M. Coranr convient qu’on ne peut faire des cireonscriptions parfaitement égales, à cause de la dissémination de la population protestante. Mais on devrait, suivant lui, considérer avant tout les groupes naturels. La commission est partie, à tort, du principe qu'il fallait attribuer une moyenne de trente pasteurs à chaque circonscription synodale.
M. PernessiN demande qu’on ne renvoie pas à une autre session la délibération sur le tableau de la commission. On doit être prêt à se réunir si les deux tiers des Synodes particuliers le réclament; et il ne faut pas que la légalité de cette réunion éventuelle puisse être contestée. :
M. Er. Coquerez répond à M. Pernessin qu’il ne faut pas trop se préoccuper des éventualités, que l’on: a d’ailleurs des répartitions toutes faites, et que le tableau de la commission ne vaut pas mieux que celui du 29 novembre. L’un et l’autre sont également mauvais et consacrent les mêmes inconvénients. Dans celui du gouvernement, vingt-sept Consistoriales n’étaient pas représentées au Synode général ; dans celui de la commission, il y en aura vingt-cinq. M. Coquerel n’accuse pas les intentions de la commission, mais le choix qu'elle à fait d'un mauvais principe de groupement.
En réalité, d'après le tableau annexé au décret du 29 novembre, seize Consistoriales libérales et onze orthodoxes seulement n'avaient aucune représentation au Synode général. Avec le nouveau projet, sur
vingt-cinq Consistoriales non représentées, il y en aurait dix-huit libérales avec 101,302 protestants, et sept orthodoxes avec 33,375 âmes. Ce résultat est facheux, et le tableau qui le consacre ne peut ‘être voté qu'après une consultation des Consistoires et des Synodes particuliers.
. L'assemblée rejette l’ajournement, et renvoie à demain la discussion du projet de la commission.
La séance est levée.