‹ Histoire du Théâtre-des-Arts de RouenChapitre 6 sur 41 · L.e Pré-aux-Clercs · texte numérisé non relu

L.e Pré-aux-Clercs

Le Prophète (7).

ninoletto il).

Robert le Diable (4).

Si j'étais lioi (3).

Lp Soufie d'une Nuit d'été (2).

La Traviata (3).

Lfi Trouvère (6).

Les cinq autres ouvrages avaient été seulement donnés sur l'ancien Théâtre. Nous indiquerons donc la date de leur première représentation.

Martha (ii).

(3 novembre 18o9).

Mireille (12).

(23 mars 1870).

L'Eclair (3).

(4 avril 1836).

L'Etoile du Nord (9).

(22 octobre 1856).

Maître Pathelin (7).

(12 novembre 1838).

Disons toutde suite que, comme l'année précédente, M^e Galli- Marié vint se faire entendre dans Carmen et y remporta le même succès.

Nouveautés. — M. Olive Lafon était obligé de monter une œuvre capitale n'ayant pas été jouée à Rouen depuis vingt ans. Il présenta à l'agrément de la Municipalité, Les \occa île Fiiptvo, se conformant à la lettre du cahier des charges, puis(jue la partition de Mozart avait été chantée pour la dernière fois eu décembre 1802. Néanmoins, cette façon d'éluder le cahier des charges parut un peu osée et l'on résolut de prendre des mesures pour l'avenir.

Quoi qu'il en soit, la première représentation des Noces de Figaro fut donnée le IG avril 1S8() avec M'""'' Baux (la Comtesse), Ambre (Chérubin), de Villeraie (Suzanne), MM. Lourde (Figaro),

Bonliivers (le Comte), Barbary (Basile), Vaiuiainine (Bartliolu), Quentin (Antonio).

Cet opéra, qui avait suhi de nombreuses coupures, n'eut que trois représentations.

M, Olive Lal'on donna encore un opéra comique inédit et trois ballets.

I)(i7iii 1rs Xnat/ea, opéra-comique inédit en un acte, de Jules Rostaing et Prosper Mignard. musique de Frédéric Le Rey, couronné au concours Cressent. Première représentation le 26 décembre 1883, suivie de deux autres. Les deux principaux rôles étaient confiés à M^^'^ de Villeraie et M. Bonliivers,

La Kermesse de Danilrririr, ballet en un acte, scénario de dWlessandri, musique de Frédéric Le Rey. Fort bien dansée, celte o'uvre, (jui parut pour la première fois sur l'afTiche le 4 février 1880, eut neuf représentations.

Lt' fjir lies lù'cs, ballet fantastique en trois tableaux, scénario de d'AIessandri, musique de .lacrjuin On estima généralement que ce ballet, donné pour la première fois le 5 novembre 1885, eut été mieux à sa place à la foire Saint-Romain.

fji Vilhif/coise. divertissement qui n'eut qu'une carrière épiiémère.

Nous croyons pouvoir ranger parmi les nouveautés musicales L'Arh'sienne, le beau drame d'Alplionse Daudet, ({ui fut donné les 8, 9, 10 et 11 janvier 1886. par une très bonne troupe, en tète de laquelle on remarquait M. Abel, le créateur du rùle de Frédéri en 1872 a,u Vaudeville. L'orchestre et les chœurs, bien menés par M. Warnotz, interprétèrent fort bien la partition si colorée de Bizet.

Ilepi'ésentations au bénéfice des Hospices. — Elles eurent lieu le 18 décembre 188o avec L'Africaine (recette 1,020 fr.oO) et le 31 mars 1886 avec Mireille (recette 1,909 fr. IM).

Itopréseiilations <li'aiiiatiqiies en cours «le saison. —

Deux représentations de cette nature furent données sans grand succès pendant la saison : le 10 février, Le Prinre Xilah, de Jules Claretie, et le 17 avril, Antoinette Hiijaud, de Raymond Deslandes.

Le jeudi II mars 1880, le Comité des Fêtes de Bienfaisance

organisa uiio représentation sensationnelle qui laissa un bénéfice net de 6,192 francs. Le progrannne comportait Les Espérances, de P. Biihaud, avec M^^ Wornis-Baretta et M. Boucher, (le la Comédie-Française, et Mademoiselle de la Seiglière, avec ]V[mes Worms-Baretta et Fayolle, MM. Coqueliu aîné, Leloir, Worms, Boucher, Roger, tous de la Comédie-Française.

Concerts. — Deux concerts eurent lieu avec un immense succès.

Le 29 décembre 1885, avec le concours de l'orchestre, Mmes Baux et Ambre, MM. Mauras et Bonhivers, MM. Albert Lambert père et fils, W^'^ Visinet, pianiste, et M. Hasselmans, professeur de harpe au Conservatoire.

Le 6 avril 1886, avec le concours, notamment, de M. Camille Saint-Saëns, qui exécuta quelques-unes de ses compositions au piano; de Mil'? Weber, de l'Odéon, et M. Albert Lambert fils, qui interprétèrent La Nuit d'Octobre, et de l'orchestre, qui se fit applaudir dans les SfM^s Alsaciennes, de Massenet, et La Danse macabre, de Saint-Saëns.

• Signalons enfin le concert donné par la Ville au profit de la Caisse des Ecoles, le l^'' mai 1886, en présence d'un public malheureusement trop clairsemé.

Représentations ayant précédé et suivi la saison. —

D'abord le 29 mai 1885, le pianiste Francis Planté et W^<^ Anna de Bellocca, première ciianteuse du Tiiéàlre Italien de Paris, donnèrent un grand concert de musique classique qui réunit un public sans doute de choix, mais peu nombreux.

Quatre représentations eurent lieu ensuite.

Le 16 juin, Dupuis, des Variétés, donna une représentation composée de trois comédies en un acte : Chalet à iicndre. Les Infortunes de Jubinet et Le Jeu de l'Amour cl du llusstird.

Le 21 juin, on joua Louis A7, de Casimir Delavigne, avec MM. Albert Lambert père et fils, xM^^ Weber, etc. . .

Le 10 juillet, M. Fossier donna une représentation de science amusante devant une salle peu garnie. Elle comportait : la terre avant la création de l'homme, le monde sidéral, les mers.

Notons enfin, deux séances de prestidigitation, les 26 et 27 aoiU. par M. llartz, (|ui s'intitulait fj' s'o/rtr/- américain.

— ol —

Pour terminer sa campagne, M. Olive Laloii Iraila avec un imprésario qui, du 9 au 24 mai 18S(; lit représenter Le Tour du Monile en Sfl jour.'i, fort bien monté et interprété, et qui fit d'assez belles salles.

Recettes. — Les 146 représentations lyrifjues

produisirent 266.436 f. 80

Les représentations ayant précédé et suivi la saison 21.041 80

Ensemble 287.4781. 60

La: llnijucnotii et La .luire euient encore le don de faire de fort belles recettes.

DIRECTION OLIVE LAPON Année théâtrale 1886-1887.

Le Conseil municipal ayant décidé, dans sa séance du 11 décembre 1885, qu'il n'y avait pas lieu de dénoncer la convention relative à l'exploitation du Théàtre-des-Arls, M. Olive Lafon conserva la direction pour la campagne 1886-1887.

Saison lyrique. — La saison commença avec Faust, le samedi 2 octobre 1886. La période de débuts, assez longue, puisqu'elle ne se termina que le 26 janvier, donna lieu à quelques incidents dont nous parlerons plus loin. Voici le tableau définitif de la troupe : MM. Warnotz, chef d'orchestre ;

Isaïe de Tontor, deuxième chef d'orchestre;

Lionel, régisseur général ;

MiNviELLE, fort ténor ;

Mauras, ténor léger ;

FiORATTi, deuxième ténor;

Claverie, baryton de grand opéra ,

Barbe, baryton d'opéra-comique;

PoNSARD, basse noble ;

ScHMiDT, basse chantante ;

Aristide, deuxième basse;

JuTEAU, trial ;

Berton, laruette ; Mmos ScHvvEYER, fortc chantcuse falcon ;

Hervey, chanteuse légère de grand opéra ;

Emilie Ambre, chanteuse légère d'opéra-comiiiue ;

RoMi, contralto ;

Valgallier. première dugazor) ;

Maes, deuxième dugazon ;

DoBBELAERE, (luègue ; M. Théophile, maître de ballet, premier danseur ; Mm«s PiRON, première danseuse noble ;

Carabelli, première danseuse demi-caractère.

On voit que les meilleurs artistes de la saison précédente avaient été engagés à nouveau par M. Olive Lafon.

Répertoire. — Trente opéras ou opéras-comiques furent repris, dont trois seulement [)()ur la première fois sur notre nouvelle scène, mais qui avaient été créés sur l'ancienne fort longtemps auparavant. C'étaient :

Le Bouffe et le Tailleur (16).

(13 novcmbie iSOi.j La Fête du. Vilkuie ioisin (7i.

(11 novembre 181().) Zampa (11).

(24 novoinbre ISiil .)

Les vingt-sept autres étaient :

L' Africaine (7). Lucie de Lannnennnoy ((>).

Carmen (4). Le Maître de Chapelle (10).

Le Chalet (tOj. Maître Pathelin (11).

La Dame Blanche (\). Mireille ((1).

Lf'.s Urafions de Villars 7). Les Mousquetaires de la Reine (2.)

Etienne Marcel (4).' Les Noces de Jeannette (8).

Faust <i). Robert le Diable Ci:),

La Favorite (H). Si j'étais Roi (4).

La Fille du Réf/iment ((i). Le Soufje d'une Nuit d'Eté (o).

Galathée (3). Le Sourd ou l'Auberçje pleine (7).

(luillaunie Tell ((>). La Traviata C-i).

Uamlei (.">). Le Trouvère (1).

Les Hutpienots (9). Le Voijaiie en Chine (7).

La Juive (H).

M™e Castagne, de l'Opéra-Comique, qui avait tenu le rôle du Dauphin dans Etienne Marcel où elle s'était fait applaudir, remporta un égal succès dans La Favorite. Le rôle de Carmen lui fut moins favorable.

Xouveaulés. — L'ouvrage monté par M. Olive Lafon, en exécution du cahier des charges, fut Manon, mais nous allons comme toujours ii'diquer les œuvres nouvelles selon l'ordre f'lironnlogi(jue.

La jolie Fille de Fertli , opéra en 4 actes et i) tableaux, de Henri Saint-Georges et Jules Adenis, musique de Georges Bizet.

1. A I;i iJi-eiiiit'i-c de ceUo reprise assistait le inaiti'c Camille Saiiil-Saëns.

Première représentation le fi janvier 1887 avec MM. Mauras (Smith), Barbe (le duc de Rotlisay), Schmidt (Ralph), Aristide (Glover), M°»e^ Ambre (Catherine), Maës (Mab). Bien interprétée, cette œuvre eut le succès qu'elle méritait et fut donnée dix fois.

Manon, opéra-comique en 5 actes et 6 tableaux, de Henri Meilhac et Philippe Gille, uiusicpie de Massenet, qui conduisit l'orchestre le soir de la première, le 28 février 1887, et fut l'objet de plusieurs ovations. Les principaux rôles étaientconfiés à MM. Mauras Tdes Grieux), Barbe (Lescaut), Schmidt (le comte desGrieux), Aristide (Bréligny), Juteau (Guillot de Morfontaine), Mmes Ambre (Manon), Yalgallier (Rosette), Maës (Poussette), Dobbelaere (Javotte).

Cette œuvre, qui eut une si belle carrière dans la suite, et est toujours au répertoire, était fort bien montée; le ballet et les chœurs se distinguèrent et le succès consacra tous ces efforts. Onze représentations furent données avec de fort belles recettes.

Une Nuit à Trionon, opéra-comique inédit en un acte, de Jacques Ferny, musique de Prestreau. Cette œuvre agréable fut représenlée pour la première fois le 31 mars 1887 avec M™«^ Hervey, Valgallier, Dobbelaere, MM. Barbe, Aristide et Juteau. Elle fut donnée quatre autres fois.

Sténio, drame lyrique inédit, en 3 actes, de Louis Bricourt (pseudonyme d'Eugène Brieux, alors rédacteur en chef du Nouvelliste de Rouen , musique de Frédéiic Le Rey. Première représentation le 16 avril 1887. Les principaux rôles étaient confiés à M™» Ambre, MM. Mauras, Claverie, Aristide. A la seconde, donnée au bénéfice de M. Warnotz, chef d'orchestre, le programme fut complété par deux morceaux du lloi s'amnae et de Coppelia, de Léo Delibes, qui avait tenu à assister à la première représentation de l'œuvre de son élève. Sténio fut joué quatre fois en tout.

Incidents. — Quelques soirées orageuses n)ar(iuèrent la période des débuts, et le recrutement de la contralto et de la première dugazon fut particulièrement pénible, puisque pour chacun de ces emplois, ce fut seulement la cinf|uième artiste présentée qui fut admise. M"^" Valgallier avait, en octobre

1877, créé au Tliéàtre-Lafayelle le rôle de Serpolelte des Cloches de Corncmllc.

Il faut signaler, à litre docuineutaire, l'échec de M. Noté, baryton de grand opéra, alors au début de sa carrière, et qui, depuis, a brillé et brille encore à l'Opéra.

Enfin, notons, sans plus insister, diverses manifestations tumultueuses à la suite des([uelles le public eut toujours satisfaction.

Représentations au profit des hospices. — Ces deux repré sentations eurent lieu les 8 décembre 188IJ et 14 mars 1887, Le programme de la première, dont la recette fut de 3,056 fr. 33, se composait de : Le Bouffe et le Tailleur, un intermède et Za/«/}a. A la seconde, on donna Manon (recette 2,406 fr. 35).

Heprésentations <lraniati(iues en cours de saison. — Le

15 février 1887, fut représentée la comédie d'Alexandre Dumas tils. Les Ldées de Madame Auhruij, avec M'»" Devoyod, de la Comédie-Française.

Selon son habitude, le Comité ties fêtes de bienfaisance organisa, le 22 mars, une soirée superbe. Le spectacle comprenait Chez l'Avocat, avec M'ie Kesly, MM. Joliet et Trullier, et /.e (iendre de M. Poirier, avec M™« Worms-Baretta, MM. Got, Worms, Barré, Laroche, Leloir, etc.

Représentations ayant précédé ou suivi la saison. —

Uu concert vocal et instrumental organisé au prulit du Sou des Ecoles par la Ligue de rEnseii,'-nement eut lieu le 7 juin 1886 devant une salle bien peu garnie.

Il en tut de même, le 12 du même mois, pour une représentation de Sapho, dont l'interprétation fut d'ailleurs déplorable.

Pour clôturer la journée du 20 juin 1886, remplie par le carrousel militaire organisé par le Comité rouennais de la Ligue des Patriotes et dont le produit devait servir à ériger, au Cimetière monumental, un monument à la mémoire des soldais morts pour la patrie en 1870-71, la Ligue de l'Enseignement avait fait ap[)el à M™' Dudiay. MM. Albert Lambert père et Hls, qui interprétèrent trois actes du Cid, Cinna et Corneille chez le Siirelier, de Beuzeville et Théodore Lebreton, deux Kouei.nais.

Les 22 et 25 juin, MM. Saint-Germain et Galipaux jouèrent Le Chevalier Baptiste et Une i\lis!>lon (lélicaie, et le 27 du même mois, La Parisienne et Un Monsieur en habit noir.

Vinrent ensuite :

Un Parisien, de Gondinet, joué par la tournée Harmant (8 juillet) ;

Le Fiacre 117, avec Mii« Lender et Baron ("26 août);

Cronnvell, avec Taillade (16 septembre).

Pour terminer sa concession, M. Lafon loua .^a salie à diverses tournées dont quelques-unes firent des exhibitions plutùl regrettables.

Ainsi, le 5 mai 1887, « La Femme de Feu » et « Le Capitaine Satan » donnèrent une séance de ma.^nétisme et de prestidigitation qui ne fui pas du goût des spectateurs. Plusieurs allèrent même attendre à la porte de la lue de la Comédie le capitaine Satan et ses lieutenants pour leur faire une conduite de Grenoble, mais le commissaire de police lit sortir ceux-ci par une porte latérale à laquelle personne n'avait songé : ce fut l'escamotage le mieux réussi de la soirée.

Le 8 mai, la troupe ilu Théâtre-Français se transporta rue Grand-Pont pour y jouer Durand et Durand et L'Homme de paille, et le lendemain encore Durand et Duratd et Le Feu au Couvent, mais ce jour-là Paulus, le chanteur des cafés-concerts de Paris, se fit entendre également. A son entrée en scène, des sifflets assez nombreux retentirent : les manifestants voulaient, non pas manifester contre l'artiste, mais contre sa présence sur une scène subventionnée et destinée à un genre plus élevé.

Heceltes. — Les 146 représentations lyriques de la saison produisirent seulement 193.066 f. 95

A quoi il faut ajouter les re|)résentations données avant ou après la saison 8.391 40

Total 201.458 35

Et cependant A/a?to« avait, celte année-là, commencé sa belle carrière.

DIRECTION MIRAL Année théâtrale 1887-1888.

Eli |)révisi<jn de l'expiralioii du privilège de M, Olive Lafou, la Ville avait, dès le mois de décembre 1886, fait aunoncer la vacance de la direction dans les journaux de Rouen et de Paris.

Quatorze candidats se présentèrent, mais ce nombre se trouva réduit à dix, soit par suite de désistements, soit parce que les demandes de quel(|ues-uns furent jugées inacceptables.

Finalement, la Commission, après audition des intéressés et examen de leurs titres, fut d'avis de proposer trois noms au Conseil municipal et désigna:

M. Mirai, directeur du Ibéàtre de Dijon ;

M. Leclère, directeur du Théâtre-Français de Rouen ;

M. Roudil, directeur du théâtre de Marseille,

Dans sa séance du 4 février 1887, le Conseil accorda, par 23 voix, à M. Mirai, la concession du Théâtre-des-Aris pour les campagnes 1887-1888 et 1888-1881).

M. Mirai n'était pas un inconnu pour les Rouenuais, car il avait tenu l'emploi de ténor léger pendant la saison 1868-1869, au cours de laquelle il créa le rôle de Wilhem Meister, de Mil/non et celui de Rodolphe d'Orbel de La Traviata.

Le cahier des charges avait subi quelques additions et modi (ications doni nous ne mentionnerons que les |)lus intéressantes pour le public.

L'article 14 était relatif aux débuts, et le Directeur devait, sous peine d'amende, remplacer tout artiste refusé dans les quinze jours et avoir terminé la jjériode des débuts dans un <lélai de deux mois.

Le droit de location était abaissé à 10 centimes pour les places dont la réduction de jtrix était obligatoire lors des représentations |jopulaires.

Enfin, le Directeur était tenu de monter et de faire représenter un grand opéra en 4 ou o actes et un opéra-comique en

3 actes au minimum. Ces opéras devaient être pris parmi les œuvres capitales créées depuis quinze ans et non encore représentées à Rouen.

Saison lyrique. — La saison commença le l^r octobre par Faust, et après quelques refus d'artistes sans trop de bruit, la troupe se trouva ainsi composée :

MM. Warnotz, chef d'orchestre ;

Isaïe DE ToNTOR, deuxième chef d'orchestre; MoRFER, régisseur général ; Verhees, fort ténor de grand opéra ;

BUCOGNANI, - —

GmERT, — —

Chennevières, ténor léger ;

Gallier, deuxième ténor ;

Labis, baryton de grand opéra ;

DuTHOiT, baryton d'opéra-comique ;

LouYRETTE, basscnoble ;

YERNomLLET, basse-chautaute ;

Aristide, deuxième basse;

Raoul, trial ;

Herbez, laruette ; j\Imes Barety, forle chantcusc falcon;

Dalmont, chanteuse légère de grand opéra ;

Verheyden, chanteuse légère d'opéra-comique ;

Leavington, contralto ;

Dupont, première dugazon;

Geismar, deuxième dugazon ;

Ecarlat-Geismar, duègne; M. Théophile, maître de ballet, premier danseur ; jVjmes piRON, première dauseusc noble;

Cahabelli, première danseuse demi-caraclère. M. Gibert commençait sa carrière artistique et n'était pas soumis aux débuts. Il chanta des (puvres du répertoire et créa Le Cid, comme nous le verrons plus loin.

Parmi les anciennes connaissances, on retrouvait M""" Leaviiigtoii, la conlrallo de 188.'M.S84, les deux chefs d'orchestre, le maître de ballet et les deux premières danseuses et surtout

M"!* Ecarlal-Geismar, la duègne, qui avait tenu avec succès en 18o7-18o8 et 1860-1861 l'emploi de première chanteuse et créé fji Vendéenne, de Louis Malliut, Les Dnujons de Villars, lligoletto, etc.,

Képertoire. — M. Mirai lit preuve d'une grande activité comme directeur et, en outre des cinq nouveautés, reprit quarante-deux opéras ou opéras-comiques dont deux seulement n'avaient pas encore été représentés sur la nouvelle scène : Le Pardon de Ploenucl (donné 12 lois , créé à Rouen le lo février 1860, et La Sériante maîtresse (donnée 3 fois), de Pergolèse, créée à Rouen le 8 mars 1779, c'est-à dire moins de trois ans après l'inauguration de la salle.

Les quarante o'uvres suivantes avaient déjà été jouées sur la nouvelle scène :

L'Africaine (6).

Le Barbier de Séville (1).

Bonsoir Monsieur Pantalon (10).

Bonsoir Voisin C'y).

Carmen (.3).

Le Chalet (B).

Charles VI (i).

La Dame Blanche (i'y).

Les Drayons de Villars (;j).

Le Farfadet (•.»).

Faust il).

La Favorite (6).

La Fille du RétjinienI C^).

Fra Diarolo i'.i).

Galathée (6).

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