‹ Histoire du travail à FlorenceChapitre 20 sur 29 · SI., V · texte numérisé non relu

SI., V

employés, quand la vente a lieu à Florence et quand elle se fait hor^ de Florence.

A Florence, la corporation tend de toutes ses forces vers le monopole du métier. Elle a pour idéal de tuer la concurrence. Elle essaie donc de tracer une frontière précise entre elle et les corporations voisines; elle s'engage à ne vendre que des draps étrangers; mais elle entend aussi être seule à les vendre. Elle décrète, par exemple, pour éviter toute confusion, qu'aucun de ses sociétairc^s n'aura de magasins communs avec ceux de Varie di Par Santa Maria^ la corporation des marchands de soieries et d'objets de modes. Défense expresse à tous ses membres de rapporter des draps de France pour quiconque n'est pas de Calimala (1). Défense d'en acheter à quiconque n'est pas de Calimala. Défense aux teinturiers et appreteurs de travailler pour quiconque n'est pas de Calimala (2). Malgré tout, il reste dans la ville des marchands qui lui échappent, qui ne sont pas inscrits dans ses rangs. On s'ingénie pour les forcer à s'immatriculer : on rompt avec eux toute relation; au besoin on sommera l'autorité communale d'intervenir pour les contraindre (3); ou bien on achètera le désistement des récalcitrants. La plupart étaient cantonnés dans la rue Sainte-Cécile (4) ; or, nous voyons une grosse somme (1.000 livres) mise à la disposition des consuls pour qu'ils obtiennent, à tout prix, que ces

(1) Sf., III, 12,20.

(2) St., V, 1(5; III, 50.

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