‹ Histoire du travail à FlorenceChapitre 22 sur 29 · S7., II · texte numérisé non relu

S7., II

(3) S/., II, 2, 11, 13, 30, 35, 41 à 45.

entre les citations fje passerai sous silence l'obligation imposée aux plaignants de fournir caution, la possibilité de faire la preuve par le serment des parties et par la production des livres. Je mettrai seulement en lumière les traits principaux qui caractérisent cette justice professionnelle.

Elle s'efforce de tenir la balance égale entre les indigènes et les étrangers; elle se pique de les traiter de même. Elle est aussi sévère pour les faillis de Galimala que pour les autres. Non seulement elle fait saisir leurs biens, mais elle applique résolument le principe de la responsabilité familiale (1). Même s'il y a eu ce que nous appelons aujourd'hui un concordat, les héritiers du failli et ses ascendants en ligne masculine sont sommés de parfaire la part qui revient aux créanciers jusqu'au remboursement intégral du capital. Le failli perd, et son fils avec lui, le droit d'être élu aux offices. Bien plus! Le malheureux, considéré comme un coupable, voit son effigie affichée au tribunal des consuls, son nom inscrit sur la paroi du palais où siège le podestat. Il peut être eniprisonné, mis au ban de la commune. On peut lui courir sus impunément (3). On lui inflige en certains cas une peine humiliante : on l'asseoit de force et rudement sur une pierre blanche et noire qui est au milieu de la loggia. L'étranger, s'il échappe à ces rigueurs, est du moins mis en interdit, bogcoité,

(1) st., II, 40.

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