‹ Histoire du travail à FlorenceChapitre 3 sur 29 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

actualité brûlante. Si j'étais friand de titres à effet, j'aurais pu appeler ce cours : Thistoire du syndicalisme dans la République de Florence. Je me suis refusé le plaisir d'arborer une de ces formules qui ont l'avantage d'être frappantes et le tort d'être toujours fausses par quelque endroit. Mais il n'en reste pas moins que, sans y tâcher, nous rencontrerons plus d'une fois sur la route des procédés de lutte sociale et même des solutions provisoires que l'on pourrait croire d'aujourd'hui ou de demain. Qu'il s'agisse d'impôt sur le revenu qu d'impôt progressif, dégrèves, de coalitions entre patrons, d'avances faites aux ouvriers pour les enchaîner à un atelier, on est à chaque instant surpris et forcé de constater d'étranges ressemblances entre ce qui exista jadis et les événements ou les institutions qui surgissent autour de nous.

On sait que les sociologues distinguent, je ne dis pas depuis le commencement du monde, mais tout au moins depuis les premiers temps de la Grèce et de Rome, quatre systèmes d'organisation du travail, qui se font suite l'un à l'autre, bien que plusieurs d'entre eux puissent exister en même temps dans des contrées inégalement civilisées. On les désigne d'ordinaire d'après ce que j'appellerais volontiers l'étendue de leur ressort, d'après l'espace plus ou moins grand où s'exerce l'activité économique de ceux qui les ont adoptés.

C'est d'abord l'économie domestique fermée qui a pour centre le domaine patriarcal, la villa royale, impériale ou seigneuriale.

C'estensuite l'économie urbaine, resserréedansl'enceinte et la banlieue d'une ville.

C'est plus tard l'économie nationale, qui s'étend déjà sur le territoire d'un grand Etat.

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