‹ Histoire du travail à FlorenceChapitre 4 sur 29 · INTRODUCTION V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION V

C'est enfin l'économie internationale, qui s'ébauche insensiblement autour de nous et prélude, en préparant de puissantes confédérations politiques et de vastes unions douanières, à une organisation qui embrassera la planète entière (i).

Eh bien ! si l'on veut marquer dans cette série la place occupée par la République de Florence, on peut considérer sa structure sociale comme un modèle de l'économie urbaine et déjà comme un commencement de transition au stade suivant. C'est par là que l'évolution, pour ainsi dire, individuelle d'une ville acquiert une valeur générale.

Mais ici je vois, me semble-t-il, une question voltiger sur les lèvres : A quoi bon reprendre et refaire cette histoire de Florence, alors que dans un ouvrage récent, écrit en français et couronné par l'Académie, Perrens l'a déroulée en six gros volumes ?

Je n'aurais garde de rabaisser une œuvre de mérite qui fut, au temps de son apparition, riche en renseignements neufs et précis. Les historiens, non plus que les savants, ne doivent jamais oublier que, s'ils voient plus loin que leurs devanciers, c'est qu'ils sont hissés sur leurs épaules. Mais la réponse au point d'interrogation qui se pose est facile. D'abord quantité de travailleurs (2) ont depuis lors

(1) Voir à ce propos l'article que j'ai publié dans la Revue politique el parlementaire du 10 décembre 1904.

(2) Je citerai, pour TAllemagne, Davidsohn, Doren. Schneider, Hartmann, Heinemann ; pour l'Italie, des vétérans : Pasquale Villari, Del Vecchio, ^Del Lungo, Santini, Toniolo, Salvioli, suivis aujourd'hui d'une jeune et vaillante troupe où je nommerai seulement Salvemini, Caggese, Volpe, Gino Arias, Bonolis, Rodolico, Solmi, Gabotto et toute son école piémontaise ; pour l'Angleterre, Jowitt Whitwell, Miss Dixon ; pour la France, Georges Yver, Julien Luchaire, Jordan, Piton, Marcel Vigne, etc. J'aurai, du reste, chemin faisant, l'occasion de compléter cette liste.

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