I. — Croquis d'une ville commerçante à la fin du moyen
âge : à travers les rues; les enseignes; les cris de Paris; du matin au soir; le couvre-feu.
II. — L'artisan Chez lui : la maison; l'atelier : boulangers, pâtissiers, rôtisseurs; l'auberge de la Tête rOUÇje; tavernes; boucheries; boutiques ambulantes; tisserands; drapiers; bonnetiers; cordonniers; la gaieté des savetiers; un magasin de confections; Figaro; le gain : la vie au jour le jour; misères et richesses; la chambre de famille ; la table, le pot-au-feu national; l'habit; habitudes. III. — Vie commune des artisans; les confréries : origines et caractères des confréries ; le saint, la chapelle, le cierge et le drap; le pain bénit; processions et protocole; les six Corps des marchands : aristocratie industrielle et querelles de préséance; la part du pauvre; le budget des confréries; vains anathèmes.
Les difficultés du chef-d'œuvre et du début sont vaincues; le nouveau maître est installé; il fait partie d'une corporation. Jetons un coup d'oeil sur la vie qui l'attend.
Il serait trop long de le suivre à travers les siècles, du moyen âge à la Révolution. D'ailleurs, la vie était lente autrefois, et la routine profonde : d'un siècle à l'autre, les choses se ressemblent. Aussi nous contenterons-nous de rendre visite à l'artisan provincial du xvne et du xvme siècle : nous aurons, faute de mieux, une vue pour ainsi dire « moyenne » de la vie de l'artisan d'autrefois.
Mais la vie de l'artisan a deux aspects : la vie chez soi,
dans sa boutique, et la vie avec les autres artisans, dans la confrérie. Cette vie collective des artisans, nous la suivrons du moyen âge jusqu'à la fin de l'ancien régime. A ce tableau il manquerait le cadre, si nous ne jetions pas un premier coup d'œil sur la ville commerçante au temps jadis. Changeons d'époque : parcourons la ville telle qu'elle apparaît au moyen âge1.