‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 108 sur 333 · Ibid,, pièce 147 (procès-verbal d'aadieocc · texte numérisé non relu

Ibid,, pièce 147 (procès-verbal d'aadieocc

DUGOMTENT, DÂUBÂRÈDE ET DUBLAIZEL. 147

Daubarède avait écrit, le 17 août 1792, en pariant de la < glorieuse journée du 10 août » :

« Je ne restai que quelques minutes sur le pont Royal, pendant lesquelles j'entendis les propos les plus affreux contre le Roy, la Reine, les prêtres et la noblesse; je revins sur mes pas en gémissant dans le secret de mon cœur, car il auroit été dangereux de témoigner la moindre peine sur tout ce qui se passoit. »

Et ailleurs :

On ne lit dans aucune histoire autant de scélératesse et de crimes réunis qu'il s'en est commis le 10 et le 11 à Paris, et jamais aucun roi, ni reine, sans excepter David, n'ont éprouvé tant d'opprobres et d'humiliations que Louis XVI et Marie- Antoinette. Dieu sait quand elles finiront.

Ducontent ne faisait pas grand cas des assignats :

Ducontent, ex-prétre, avoit un système de contre-révolution qui lui étoit commun avec beaucoup de ses semblables : il clicrchoit par tous les moyens possibles à discréditer le papier-monnaie national. La preuve c'en trouve consignée dans une lettre à lui adressée de la Côte-Saint-Ândré, le 25 juillet 1790. Voici ce qu'on lui marquoit : a Je vois bien que vous ne vous souciez pas des assignats. Vous avez la même façon do penser de [que] presque tout le monde et moi en particulier. » Le même individu lui écrivoit encore le 3 août de la même année : « Vous voyez que je prends toutes les précautions pour que vous ne soyez pas payé en assignats \ »

Dublaizel n'avait pas plus écrit que Ducontent. Il avait reçu des lettres de parents émigrés, écrites en 1790 !

Ils furent compris dans la condamnation des autres, et leurs meubles purent aller combler le prétendu déficit du dépôt de la Muette.

1. Archives, W 431, dossier %7, pièce 148. L'acte d'aociisation reproduit au

Fournées correspondanles i celles de Saint-Lazare : 7 thermidor (25 juillel) ; Grand amalgame : L. de Guibert ; le jeune Vérine.

Le 7 thermidor (salle de rÉgalité), en même temps que la seconde fournée de Saint-Lazare, dix-huit accusés envoyés de divers lieux pour divers motifs S ce qui n'empêchait pas de leur appliquer en bloc, dans les questions posées au jury et dans le jugement, tous les motifs de l'accusation : c'était à chacun d'en retirer sa part.

L'un d'eux, Jean-Antoine Rodiliiag, « ex-seigneur et premier baron du comté d'Armagnac, » avait, a propos des outrages faits au roi, écrit d'un style peu tempéré, je l'avoue (il était gascon) :

Les Jacobins... monstres enfantes sans doute dans les horreurs d'une nuit orageuse...

... Il ne restera plus à ces tigres qu'à faire plonger dans son sein le poignard qu'ils ont aiguisé, etc.

Cependant ses partisans augmentent de jour en jour, et nous verrons, j'en suis sûr, nous vendons cette horrible tempête se dissiper, etc.*.

ksTïé dit Léonardj ancien coiffeur de la reine, avait appelé scélérats les députés qui avaient voté la mort du roi, et on avait trouvé chez lui ces vers en forme de Commandements de Dieu :

Pour seul Dieu tu adoreras Ton ambition seulement.

jugement portait seize noms; cinq y sont rayés dont trois ne figurent même pas au procès-verbal d'audience (pièce 147).

i. Archives, Yi 432, doss'er 070.

Page 1