THERMIDOR : LOUIS DE GUIBERT
Homicide tu commettras Quand tu le pourras sûrement.
La liberté tu prôneras En la violant tout doucement.
Les biens du peuple retiendras Sans rendre compte aucunement.
Faux témoignages tu diras Pour te Yenger impunément.
elces autres (seraient-ce les Commandement de r Église?) :
Dans les tribunes beugleras
Quatre fois par jour seulement*. Etc.
Louis de Guibert était venu à Versailles pour liquider sa charge de sénéchal de Toulouse qifil avait achetée* (mieux eût valu qu'il en eût fait le sacrifice !) Cela avait attiré Tattention sur lui. Fouquier-Tin ville lui fait la plus large place dans son acte d'accusation :
Guibert, ci-devant sénéchal de Toulouse, est notoirement connu par ses liaisons et ses fréquentes relations avec les gens les plus suspects de son canton, notamment avec Âzémar, ci-devant conseiller du parlement de Toulouse. On Fa vu manifester ouvertement ses sentiments aristocratiques lorsqu'il parloit de nos victoires. 11 faisoit des vœux secrets pour la défaite de nos armées en disant : « On nous laisse gagner du terrain, mais c'est pour mieux nous envelopper. » Guibert étoit tellement initié dans les complots des conspirateurs qu'il dit un jour à un citoyen, d'un ton impérieux : « Beaucoup do monde sont cachés dans Paris qu'on ne trouvera jamais » ; et en parlant de lui, il ajoute : a Si je savois qu'on dut m'arréter je me sauverois. »
N*aurait-il pas eu raison?
Il prenoit plaisir à critiquer les actes de justice du tribunal révolutionnaire, en cherchant à apitoyer sur le sort des con-