‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 110 sur 333 · Ibid., pièce 1 biê · texte numérisé non relu

Ibid., pièce 1 biê

spirateurs de sa connoissance qui avoient subi le châtiment dû à leurs forfaits contre-révolutionnaires. Dans une conversation qu'il eut un jour avec des citoyennes, il leur dit : a Une Hollandaise, superbe femme qui demeure proche Saint-Cloud, est maintenant bien dans le chagrin, parce qu'une de ses parentes vient d*étre guillolinée. Mon beau-frère, ajoutait-ii, qui n'a rien fait, est guillotiné ; un autre de mes parents, âgé de vingt-cinq ans, homme charmant, a été guillotiné parce qu'il avoit cinquante mille livres de rente. » Enfin, Guibcrt comptoit tellement sur la contre-révolution et sur le rétablissement des vains privilèges de sa prétendue noble extraction, qu'on a trouvé chez lui, lors de son arrestation, ses titres de noblesse qu'il avoit conservés précieusement au mépris de la loy. On a pareillement trouvé chez lui une correspondance très suspecte qui prouve les tentatives qu'il faisoit avec les agents, pour circonvenir les différents comités de la Convention, à l'effet de se faire mettre en réquisition pour se soustraire au glaive de la loi ^

Il paraît que Guiberl se présentait pour refondre le vieux papier, selon le procédé d'une citoyenne Masson *. Les lettres recueillies au dossier* sont relatives à cette affaire de la refonte ou à toute autre chose insignifiante. Rien de suspect n'y a pu être noté.

Mais une condamnation plus révoltante encore dans cette foitfnée est celle de Joseph Vérine, âgé de seize ans.

Ce jeune homme, noble de naissance, ruiné sans doute par la Révolution, était venu à Paris et y avait séjourné trois à quatre mois, de 1792 au 20 janvier 1793. Il avait

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