LA FAMILLE DE FADDOAS
même procès ^ Elle fut arrêtée à Taudience, sur réquisitoire verbal du substitut Royer, comme coupable d'avoir colporté les écrits de son mari, et jugée séance tenante*. Coflinhal le président n'eut que la peine d'ajouter de sa main un nom de plus à la liste des questions. La réponse fut affirmative pour elle comme pour son mari et pour les autres.
25 (15 juillet). La famille de Faudoas.
25 (13 juillet), salle de la Liberté : une fournée des plus mélangées, composée avec tant de hâte que les qualifications les plus essentielles de plusieurs des accusés sont restées en blanc dans l'acte d'accusation '.
En tête, Augustin Hervé, marquis de Faudoas, sa fille Ëléonore et sa sœur Catherine-Michel le de Faudoas, veuve de Beaurepaibe*, contre lesquels Fouquier-Tinville lance principalement ses foudres'^ :
Faudoas, ex-marquis, sa fille et la femme Beaurepaire doivent être comptés parmi les ennemis du peuple, de la liberté et de régalité. En effet, uue correspondance entre le père, la fille et la tante prouvent que toujours guidés par l'orgueil et l'arrogance, le peuple qui a fait la Révolution et anéanti les instruments de la servitude et de son oppression n'a cessé d'être l'objet de leurs outrages et de leur mépris. « Je sais, écrit Faudoas dans une lettre du 19 avril 1792, l'intérêt que vous prenez à votre compère le maréchal de la Diguedon-