‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 12 sur 333 · Acte d'accusation reproduit au jugement (Uni · texte numérisé non relu

Acte d'accusation reproduit au jugement (Uni

TBIB. kAtOL. V s

18 GUAP. XLVl. — MESSIDOR (TROISIÈME DÉCADE).

daine ; combien vous désirez la fin, dont (dans) la capitale des sabbats Jacoquins. »

Et il continue en citant assez inexactement une lettre lue l'on a au dossier, mais qui ne fut assurément pas lue des jurés ni des juges * .

Suit une autre citation qui n'est pas plus exacte, où des plaisanteries fort inoffensives à l'égard d'un tiers sont présentées comme des attaques contre la nation ' :

C'étoit en vers surtout qu'ils aimoient à distiller contre la Révolution le fiel de leurs fureurs contre-révolutionnaires. Il paroit que c'est Faudoas qui est auteur d'un prétendu tableau de Paris trouvé chez sa fille Faudoas au mois de mai 1792'.

Une autre pièce en vers (n^ 16) porte le même caractère d'aristocratie et de haine pour les patriotes :

Que le diable à jamais confonde Des Jacobins la troupe immonde, r C'est très bien fait.

Mais que partout on les tolère Sans craindre de Dieu la colère, C'est très mal fait*.

La fille, de son côté, exerçoit sa verve poétique contre la Révolution : « Je vous remercie, Mademoiselle, lui écrit-on le 29 décembre 1792, de votre émission poétique. J'approuve les vers fait pour Malesherbes, ainsi que ceux pour Seize

1. Et celle lettre ne parait pas de Faudoas, bien que l'écriture soit analogue i la sienne, mois d'un ami. Le père dit' : Ha chère Eléonore (Toir la lettre du 1*' «eptembre 1792); l'ami : Mademoiselle.

8. Cf. la lettre originale (6 décembre 1792} dont j'ai rétabli plusieurs parties entre parenthèses, W 414, doss. 949, l'« partie, pièce n* 10 (Voy. Appendices, n" I).

3. Ce n'est pas au mois de mai qu'il a été trauvé : c'est au mois de mai qu'il se rapporte (voir la pièce n* 10 de la première partie), et dans tous les cas cette imputation erronée où l'on peut yoir l'ignorance de l'auteur de l'acte d'accusation i l'égard des pièces qu'il reproduit, aurait d&, par la date même, serrir d*excttse i l'auteur (Voy. la pièce 1 aux Appendices, n* I).

Page 1